FRANCE ROMANE

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L'art et l'architecture romans


Pour le monde roman, l'Evangile est le principe de l'unité non seulement de l'Eglise mais du monde entier. Il révèle non seulement Dieu, mais ce qu'est chaque homme au fond de lui-même. Dans ce monde, comme dans l'Ecriture tout est symbole. C'est pourquoi on se met à sculpter l'histoire de Dieu et des hommes sur les chapiteaux. L'Eglise assume presque tout le poids du service de la société (secours, soins, éducations...) Prêtres, Chanoines aussi bien que les Moines vivent en communauté.
L'architecture monastique a une très grande influence sur la construction des églises : entre le couvent (lieu d'habitation et d'activité des moines) et l'église un espace seuil devient nécessaire : le cloître. Il est symboliquement le lien entre terre et ciel. Carré, planté, il est ouvert vers le ciel. En son centre un puits ou une fontaine signifie le don gratuit et surabondant de Dieu.
Pour le peuple, à l'entrée de l'église, le narthex va jouer le même rôle. Lieu de préparation il sera sculpté et assurera la catéchèse des fidèles.



Historique des églises romanes



Il y eut d'abord la basilique romaine. C'était une salle publique qui servait pour les marchés. On y rendait également la justice. Le tribunal siégeait dans la partie semi-circulaire appelée abside.
Jusqu'au milieu du XIIe siècle, les monastères furent les seuls lieux où subsista la culture antique ; ce furent les seules écoles et les seuls foyers d'art. Aussi les moines sont-ils à l'origine du renouveau architectural du début du Moyen-âge
A cette époque, ce sont les moines eux-mêmes qui dressent les plans et qui dirigent les travaux; les manœuvres ne sont là que pour aider. On ne fera appel à des maîtres d'œuvre laïcs qu'au cours du Xe siècle.
L'église romane est massive et puissante, souvent peu éclairée, simple. Cela se voit dans ses façades, ses clochers, ses élévations intérieures.
L'art roman est surtout répandu dans la partie sud de la France, mais la famille régionale de Bourgogne est très riche.



Les principaux éléments d'une église romane

Nef : partie médiane de l'église, depuis l'entrée jusqu'au transept ou au choeur. Cette partie de l'église est quelquefois appelée "grande nef" ou "vaisseau central".
Bas-côté : chacune des 2 nefs latérales. Il y a en général le bas-côté nord et le bas-côté sud.
Transept : partie transversale qui donne souvent à l'église la forme d'une croix.
Croisée de transept (ou carré de transept), parti commune au transept et à la nef-choeur.
Choeur : partie de l'église réservée au clergé et où se trouve le maître-autel.
Déambulatoire : galerie autour du choeur.
Abside : partie semi-circulaire où se trouvent le choeur et le déambulatoire.
Absidioles : petites chapelles semi-circulaires (ou polygonales) qui se trouvent autour de l'abside, ou sont greffées sur les bras du transept
Travée : partie d'une église comprise entre quatre supports principaux.


.Textes du site : http://medieval.mrugala.net/Roman/


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Au XIIe siècle, la coquille expliquée par Compostelle


Extrait du Veneranda dies, sermon du Codex Calixtinus,
traduction Bernard Gicquel, professeur honoraire, faculté du Maine.

«Les pèlerins qui reviennent de Compostelle rapportent des coquilles, qui signifient les bonnes oeuvres. Il y a dans la mer de Saint-Jacques des poissons communément appelés vieiras qui ont sur deux côtés des protections en forme de coquilles, entre lesquelles se cache un poisson analogue à l'huître. Les valves de la coquille sont formées comme les doigts d'une main (les Provençaux les nomment nidulas, et les Français crousilles). Les pèlerins les fixent au retour du tombeau de saint Jacques à leurs capes en l'honneur de l'apôtre comme en son souvenir et les rapportent avec grande joie chez eux en signe de leur long périple. Les deux valves du coquillage représentent les deux préceptes de l'amour du prochain auxquels celui qui les porte doit conforter sa vie, à savoir aimer Dieu plus que tout et son prochain comme soi-même. Les valves qui sont disposées à la façon des doigts désignent les bonnes oeuvres dans lesquelles celui qui les porte doit persévérer. Et les bonnes oeuvres sont joliment désignées par les doigts, parce que c'est par eux que nous opérons lorsque nous faisons quoi que ce soit. Ainsi, de même que le pèlerin porte la coquille tant qu'il est sur le chemin de l'apôtre, de même il doit se soumettre aux commandements du Seigneur».


Pour lire la suite, rendez-vous sur le site : culture-routes


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L'ordre des moines cisterciens



 Le 21 mars 1098, Robert de Molesmes et quelques moines arrivent dans un endroit où la nature vierge offre son mystère et son inhospitalité. Sur ces lieux, au bord de la Vouge, ces frères vont édifier le "nouveau monastère", Cîteaux, berceau de l'ordre cistercien.
        La naissance de l'ordre est en fait précédée d'une première tentative. En effet dès 1070, quelque moines Bénédictins décident de rompre avec la toute puissance des abbayes et décident de retrouver l'essence du monachisme dans la pauvreté et la quête de Dieu : la règle de Saint Benoît. L'érémitisme semble être le moyen d'y parvenir. Albéric, rejoint par Robert, fonde un monastère à Molesmes, au nord de l'actuelle Côte d'Or. Etienne Harding, moine anglais, croise leur chemin lors de son retour d'un pèlerinage à Rome, il ne repartira plus. Ce trio va dès lors bâtir le monastère qui se développera rapidement. La communauté reçoit de nombreux dons et les richesses s'accumulant, les frères se détournent de la prière provoquant à nouveau la rupture.

La vie conventuelle est rythmée par les heures liturgiques; elle commence dans la nuit, à deux heures, par les matines qui durent jusqu'à quatre heures et demi.
L'heure qui suit est consacrée aux messes des mines-prêtres et aux confessions assuré par l'abbé.
On dit prime à cinq heures et demi, pendant une demi-heure. La communauté se retrouve ensuite dans la salle capitulaire pour la lecture d'un chapitre de la règle et les exhortations du père abbé.
Vers sept heures, chaque moine quitte sa robe de dessus, appelée coule, revêt le scapulaire et se rend au travail pour la tâche qui lui est assignée, labourer, construire, nettoyer, laver, éplucher, ratisser, tisser, ravauder, etc..., assurant ainsi l'autarcie économique de la maison, sans cesser de méditer sur l'amour de Dieu.
Un nouvel office commence à huit heures et demi; on y dit tierce, puis on célèbre la messe conventuelle, suivie de l'office de sexte.
Après une demi-heure occupée à des lectures pieuses, on revient à l'église pour none.
A midi les moines gagnent le réfectoire pour leur premier et leur seul vrai repas de la journée. Chacun trouve sa place son couvert et du pain bis en abondance, avec un pot d'eau ou de vin coupé d'eau. On sert une bouillie de farine ou de légume avec deux portions de fèves ou de gruau, de raves ou de citrouilles ou de tout autrte légume ordinaire; pour le désert deux fruits, pommes ou poires, cuites ou crues.
Après le repas, on se rend à l'église pour rendre grâces et prier, puis chaque moine se retire pour lire et méditer jusqu'à une heure, ou la cloche appelle au travail.
Deux heures après, les moines reprennent leur habit de coeur et leurs méditations jusqu'à vêpres.
A cinq heuress, on prend au réfectoire une collation d'un quart d'heure, pain et fruit. Suit une demi-heure de retraite personnelle prolongée d'une lecture collective d'un livre pieux dans la salle de chapitre.
A six heures, on chante complies dans l'église. Après quoi, les moines se rendent au dortoir, où, à sept heures, chacun s'étend, tout habillé, sur sa couche de bois à peine recouverte d'une mince paillasse; les moines disposent seulement d'une couverture et d'un oreiller rempli de paille.
Ce rythme rigoureux ne connaît de variations qu'avec les saisons, les caprices du temps ou le calendrier des fêtes solennelles. L'été on se couche une heure plus tard; l'hiver, en cas de mauvais temps, on se rassemble plus souvent dans la salle commune près du chauffoir, où l'on s'occupe à lire ou à travailler à des ouvrages manuels. Les malades sont recueillis à l'infirmerie où ils disposent d'un confort un peu amélioré et surtout d'une nourriture plus riche avec des oeufs, de la viande, à l'exception de la volaille prohibé strictement, et le réconfort d'un peu de vin.
Texte de Jean-Yves Ribault.

MATINES : En Occident, l'office de matines ou des vigiles est le premier office du cursus de l'office divin, destiné à sanctifier le temps de la nuit. Il est caractérisé par une psalmodie prolongée (récitation de psaumes alternés), entrecoupée de lectures longues et du chant de répons destinés à l'intériorisation des lectures.
L'heure de sa célébration a beaucoup varié au cours de l'histoire. Initialement il était chanté à la fin de la nuit. L'heure de son début était calculé de manière à ce que l'office de laudes qui le suit commence au lever du jour. Au cours du Moyen Âge, il a fini par être célébré à heure fixe au milieu de la nuit, puis le soir, après les complies et avant le coucher. Par le fait d'une tolérance beaucoup plus récente, les clercs séculiers pouvaient le réciter à l'heure qui leur convenait, selon leurs activités pastorales.
Constatant l'impossibilité du clergé séculier et des religieux impliqués dans la vie active à respecter la "vérité" des heures canoniques en les célébrant au moment correspondant à leur destination symbolique, la réforme liturgique qui a suivi le concile Vatican II a supprimé l'office des matines du cursus de l'office romain pour le remplacer par un Office des lectures, plus court et pouvant être récité à n'importe quel moment de la journée.
Les moines et moniales contemplatifs qui suivent la règle de saint Benoît continuent à célébrer un office de matines inspiré de la règle bénédictine. Les religieux, religieuses et prêtres de rite romain traditionnel, qui suivent pour la messe la Forme extraordinaire du rite romain (rite tridentin ou de saint Pie V), continuent à célébrer l'office de matines du bréviaire latin antérieur au concile Vatican II.
Homonymie : on appelle aussi matines un livre de piété.

PRIME était une prière de l'office divin.
Correspondant à la première heure du jour, vers 7h00 du matin, il fait partie des « petites heures ». Le concile Vatican II dans la réforme de la liturgie demandée dans Sacrosanctum Concilium rendit cet office facultatif dès 1963, puis l'office fut supprimé : en effet, cet office du matin était considéré comme faisant doublon avec Laudes. Aujourd'hui, il n'est récité que par les prêtres et communautés utilisant les livres liturgiques de 1962 l'office de Prime est conservé par l'ordre cartusien(moines et moniales de l'ordre des chartreux) et par les moniales bénédictines de Solesmes et Kergonan (dans la forme ordinaire du rite romain).

TIERCE : est une prière de l'office divin.
Cet office tient son nom de la troisième heure du jour, moment auquel il est récité par les moines. Il est donc habituellement chanté ou dit vers 9 heures du matin et commémore le moment où le Saint-Esprit est descendu sur les apôtres.
Dans le rite romain, il est composé d'une hymne, de 3 psaumes (ou morceaux de psaumes), d'une petite lecture, un verset et d'une oraison.

SEXTE est une prière de l'office divin.
Il est l'office de la sixième heure du jour : soit environ midi. C'est l'office du milieu du jour.
Cet office commémore le moment où le Christ a été cloué sur la Croix : "Le sixième jour à la sixième heure, le Christ cloué sur la Croix a déchiré l'acte du péché d'Adam" (rite byzantin).
Dans le rite romain, il est composé d'une hymne, de 3 psaumes (ou morceaux de psaumes), d'une petite lecture, un verset et d'une oraison. Certains monastères ajoutent, après la bénédiction finale (ou avant, selon les lieux) une antienne à la Vierge Marie.

NONE est une prière de l'office divin.
Cet office tient son nom de la neuvième heure du jour, moment auquel il est récité par les moines. Il est donc habituellement chanté ou dit vers 15 heures. Il commémore l'instant où le Christ est mort sur la Croix.
Dans le rite romain, il est composé d'une hymne, de 3 psaumes (ou morceaux de psaumes), d'une petite lecture, un verset et d'une oraison.

LES VÊPRES sont un office, dont le nom vient du latin « vespera » : le soir. Ce mot latin est lui-même une translittération du mot grec « hesperos » qui veut dire « coucher du soleil », provenant de l'indo-européen qui a formé le mot anglais et allemand « west », l'endroit où le soleil se couche. Le mot indique donc un moment précis de la journée.
Ce grand office marque la fin de l'après-midi et le début de la soirée. Dans les monastères, il est généralement célébré entre 17h00 et 19h00. Il marque le changement de jour liturgique, commémore la création du monde et en célèbre la beauté.
Elles diffèrent selon qu'elles sont célébrées par l'Église catholique romaine, l'Église orthodoxe ou le protestantisme. Elles constituent la première des heures canoniales de la journée liturgique.

LES COMPLIES sont une prière de l'office divin et une prière contemplative dans la liturgie des Heures.C'est la dernière prière de la journée, chantée par les moines peu après le coucher du soleil et juste avant le coucher. Dans les monastères, cette prière est suivie d'un grand silence qui durera jusqu'à l'office des Laudes. Le grand silence est conservé en général jusqu'à 9 heures du matin environ jusqu'après l'office de tierce (dans les monastères bénédictins et cisterciens principalement). Les clercs séculiers sont astreints eux aussi à cet office de Complies, ils peuvent le dire à une heure adaptée à leur activité pastorale, mais de préférence peu avant le coucher.

LES LAUDES, dans la forme ordinaire du rite romain, sont organisées de la manière suivante :

  • L'hymne
  • Plusieurs psaumes, variant selon les jours, avec leurs antiennes que l'on dit généralement avant et après le psaume.
  • Un Cantique de l'Ancien Testament
  • Le capitule : une lecture brève tirée des Écritures (mais pas des Evangiles)
  • Le répons: une ou deux phrases tirées des Écritures, chantées par un ou des soliste(s) et reprises en choeur, avec un Gloire au Père.
  • Le Benedictus (Cantique de Zacharie, Evangile de Luc, 1, 68-79). avec son antienne, que l'on dit avant et après le cantique.
  • Une prière litanique, louange à Dieu ou intercession pour l'Eglise et tous les hommes.
  • Le chant du Notre Père
  • L'oraison (qui est la collecte de la messe du jour).
  • La bénédiction (ou formule équivalente de conclusion)

    Selon les temps liturgiques, les différentes solennités et fêtes et les mémoires des saint(e)s, les hymnes, antiennes, répons, capitules et oraisons diffèrent. Solennités et fêtes ont aussi leurs psaumes propres.
    Dans l'Eglise catholique, il y a de nombreux autres formes et rites : certains ordres ou congrégations ont une liturgie des heures propre. En particulier, dans les monastères cisterciens, on termine les laudes par un chant à la Vierge Marie.


    Textes de Wikipédia.



Pour lire la suite, rendez-vous sur le site : amisdevaucelles

ou sur le site : architecture.relig.free.fr.

Date de l'histoire cistercienne : abbayes.fr






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Les Moines Bénédictins

Règle de Saint Benoît

Benoît établit, à l'intention des moines, une règle de vie qui fut, par la suite, codifiée par Saint Benoît d'Aniane.
Cette règle se présente sous la forme d'un livre divisé en un prologue et soixante-treize chapitres.
Dans cet ouvrage, on trouve des conseils spirituels et des directives pratiques.
Sont abordés : les grands principes de la vie et de la spiritualité monastiques, la prière (notamment la grande prière liturgique), la vie journalière dans le monastère et les peines sanctionnant les manquements, comment recevoir les novices et comment les tester avant qu'ils ne prononcent leurs voeux, la discipline et, une invitation à approfondir l'Ecriture.

Toute abbaye, bénédictine, cistercienne ou autre, forme un centre religieux, une famille spirituelle groupée sous l'autorité d'un abbé, installée sur un domaine qui doit se suffire à lui même; car les bénédictins ne sont ni des moines mendiants, ni des moines chargés officiellement d'oeuvres d'hospitalité, ni des moines prêcheurs. Ils doivent rester dans leur monastère (stabilité, clôture) et s'y acquitter de leurs travaux professionnels, principalement l'office divin, la louange de Dieu, la prière pour l'Eglise, et secondairement l'étude des sciences sacrées.


Pour lire la suite, rendez-vous sur le site : dmd.free



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L'ordre Clunisien


          C'est le premier abbé de Cluny, Bernon, choisi par Guillaume le Pieux, qui fonde l'ordre. Celui-ci reçoit, en 931, le droit de rendre justice et de prendre la direction de tout monastère se plaçant sous sa protection, ce qui lui permet de créer rapidement un puissant réseau. Les principaux traits distinctifs de Cluny sont la prière perpétuelle (le travail, si important dans l'équilibre bénédictin, est laissé aux convers), l'aide aux pauvres et le culte des morts (qui constitue l'une des principales ressources du monastère). Cluny est profondément ancré dans l'ordre segneurial et aristocratique. Le monastère de Cluny fonctionne comme une sorte de place forte, intégrant un bourg et ses activités économiques. Au-delà des murs s'étend la seigeurerie. Les moines sont défendus d'éventuelles attaques par des seigneurs alliés, puis par les bourgeois du bourg (au milieu du XIIe siècle).

Pour lire la suite, rendez-vous sur le site : architecture.relig.free.fr.


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L'ordre Chalaisien

L'ordre monastique de Chalais est un ordre monastique suivant la règle de saint Benoît, créé dans le Dauphiné au xiie siècle et qui posséda jusqu'à 13 monastères dans le Sud-Est de la France. Il tire son nom de l’abbaye Notre-Dame-de-Chalais où il est né, laquelle est connue pour sa production de biscuits.
Histoire
En 1101, Hugues de Chateauneuf, évêque de Grenoble établit une poignée d'hommes à 940 m d'altitude au-dessus de Voreppe dans l'Isère, sur les contreforts sud du massif de la Grande Chartreuse. Désireux de vivre séparés du monde en vue d'être unis par la prière, ils veulent retrouver la règle de saint Benoît sans s'intégrer dans la vie des paroisses ou du siècle. Les quelques premiers moines « ermites de Chalais » devront vivre de maigres travaux de forestage et d'élevage d'ovins, entravés par la présence puissante des Chartreux, leurs très proches voisins. Chalais devient abbaye en 1124.

En 1142, Chalais est appelé par l'évêque d'Embrun pour renforcer une petite communauté installée en 1130 dans une chapelle Saint-Marcellin sur les hauteurs boisées de Boscodon, près d'Embrun (Hautes-Alpes), dépendant alors des comtés de Forcalquier et de Provence. L'Ordre de Chalais était né, suivant la règle de Saint Benoît. Les moines y construiront l'Abbaye Notre-Dame de Boscodon, qui deviendra Chef d'Ordre au début du xiiie siècle, lorsque l'abbaye-mère, Chalais, sera absorbée par la Grande Chartreuse et deviendra une abbaye cartusienne.





Histoire du Catharisme


         Au XIIème siècle s’est développé dans le sud de la France une religion chrétienne différente du catholicisme : le catharisme.

Cette nouvelle croyance basée sur le christianisme mais très critique vis-à-vis du catholicisme s’est rapidement propagée dans toute l’Occitanie. Le pape Innocent III pour contrer ce mouvement décida de lancer la croisade contre les Albigeois. Cette croisade se doubla rapidement d’une guerre géopolitique entre les seigneurs du Nord et les seigneurs occitans. Les tribunaux de l’Inquisition achevèrent le travail des nombreux sièges et bûchers contre les cathares. Bien que le catharisme fut éradiqué, il est un des symboles de la tolérance, de la liberté et de l’ouverture d’esprit de la culture occitane. Il a laissé son empreinte sur ce territoire et son identité.

Aujourd’hui, il ne reste que très peu de vestiges de cette histoire. Les châteaux, abbayes et musées du Pays Cathare sont devenus les symboles de ce combat ; les châteaux ayant servis de refuges aux cathares et subis de nombreux sièges, les abbayes ayant pour fonction de renforcer la position catholique et de soutenir la croisade. Les siècles passants, l’aspect de ses monuments a beaucoup évolué mais leur histoire, elle reste à jamais attachée à la tragédie de l’époque médiévale.


Pour lire la suite, rendez-vous sur le site : payscathare.org


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