Eglises de Corse
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Diocèse AJACCIO
Ville AJACCIO
Piève AJACCIO
Monument CATHEDRALE
SAINT JEAN BAPTISTE
Monument ORATOIRE
SAINT ANTOINE
Monument NOTRE DAME
de la SERRA


CALVI
Au dessus du porche de la Citadelle,
on remarque une plaque de marbre
qui rappelle la fidélité de Calvi
à Gênes au XVIe siècle
Symbole de la ville de Calvi, elle fut érigée à l'époque de l'occupation génoise. Ses ruelles pavées sont pittoresques et la vue sur la baie depuis les remparts
est magnifique. L'entrée est unique, jadis défendue par un fossé à pont-levis
avec herse. La citadelle (ou Haute-ville) recèle de beaux monuments :
l'oratoire Saint-Antoine, la Poudrière, la caserne Sampiero et la maison de Christophe Colomb. Un chemin de visite a été mis en place par l'Office de Tourisme de Calvi afin de mieux faire découvrir ce monument chargé d'histoire. Sur ce chemin, la maison de Laurent Giubegga dans laquelle Napoléon Ier séjourna en 1793.
La citadelle  
Construite en 1897, cette imposante tour est un ancien poste de guet où était entreposé le sel. Elle a été rattachée à la citadelle en 1934. La prolongation forme aujourd'hui un passage voûté entre Quai Landry et port de Commerce.
Les remparts de la citadelle et la tour de sel, propriétés de la commune, ont été classés Monuments historiques en 1992.
  La tour de sel
Autrefois dénommé « Castel Nuovo », ce bâtiment à deux tours dans la citadelle fut la résidence effective des gouverneurs Génois au XVIe siècle
et au XVIIe siècle.
Il est aujourd'hui la Caserne Sampiero de la Légion Etrangère.
Le palais des Gouverneurs Référence des textes : Wikipédia.fr
Tour face à l'entrée de la citadelle La ville vue du port Maison dans la citadelle






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CATHEDRALE
SAINT JEAN BAPTISTE

   
La cathédrale
Située dans la Haute-Ville dans la forteresse, la cathédrale recèle de belles œuvres d'art très anciennes : les fonts baptismaux et le maître-autel en marbre polychrome, le triptyque dans l'abside du XVe siècle siècle et le Christ Noir des Miracles (enfermé dans une niche vitrée dans l'autel de facture italienne à droite du chœur) . A gauche de l'autel, la chapelle dédiée à Notre Dame du Rosaire ornée d'un autel en marbre. De chaque côté du retable se dressent deux colonnes torses de marbre noir.
Travée centrale
Retable du XVè siècle par Barbagelata dans l'abside
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Eglise Saint-Jean-Baptiste de Calvi.
L’annonciation et figures de saints.

Retable sur bois ; 4,00m * 2,72m

Signée et datée de 1498 ; classée aux Monuments Historiques en 1908, restaurée en 1956.
C’est en 1498 que Barbagelata, un des meilleurs peintres ligures du XVè siècle, exécuta ce beau retable. Il est signé en bas du pupitre de la Vierge de l’Annociation : IOHANNES. BARBAZELATA. DE JANVA. PINXIT. MCCCCLXXXXVIII.
Le panneau central malheureusement a disparu ; dans les autres panneaux, l’on reconnaît les patrons préférés de la ville :
saint Antoine, saint Jean Baptiste, saint Jacques le Majeur, saint François, saint Roch, saint Sébastien ; à la prédelle, scènes
de la vie de la Vierge et de l’enfance du Christ. Nous connaissons l’histoire de cette peinture : deux citoyens de la ville avaient demandé à l’artiste d’exécuter pour Saint-Jean-Baptiste, leur église, une œuvre tout à fait semblable à celle que Giovanni Mazone avait peinte vers 1465 pour Santa-Maria del Castello à Gênes, en ne changeant que les personnages.
(Castelnovi : Giovanni Barbagelata, dans le Bolletino d’arte, série IV, 36è année, 1951, p. 211 à 224. Les Primitifs méditerranéens, catalogue de l’exposition de Bordeaux, 1952.)
Barbagelata, qui avait été l’élève de Mazone, respecta scupuleusement les termes de la commande en imitant de très près
son œuvre. Les deux triptyques sont effectivement presque similaires mais le décor gothique sculpté est plus important  à Gênes qu’à Calvi, ou il a été réduit pour faire place à un panneau peint supplémentaire. A Gênes (ou l’église est dédiée à l’Annonciation), la scène de l’Annonciation occupe le panneau central, alors qu’elle a été reportée au registre supérieur à Calvi.
On peut supposer que le thème du panneau central disparu était le baptême du Christ ou une scène relative
à la vie de saint Jean-Baptiste, patron de l’église.

 

Ce texte est extrait du livre : Trésors oubliés des églises de Corse de Geneviève Moracchini Mazel
avec la collaboration de Dorothy Carrington. Librairie Hachette ©1959.


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Maître-autel en marbre polychrome
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A gauche du coeur, la chapelle dédiée à
Notre Dame du Rosaire

Ornée d'un autel en marbre.
De chaque coté se dressent deux colonnes torses de marbre noir.
Notre Dame du Rosaire est vétue de sa robe bleue. Le mercredi Saint, elle revêt sa robe noire pour participer à toutes les processions de la semaine sainte calvaise.
Christ Noir des Miracles
Enfermé dans une niche vitrée dans l'autel de facture italienne à droite du coeur qui aurait tellement impressionné les Turcs en 1555
qu'ils levèrent le siège de la ville.
Tabernacle
Fonds Baptismaux

Eglise Saint-Jean-Baptiste de Calvi.
Tabernacle en bois.

 

Les tabernacles en bois sculpté à colonnettes torses et à niches ornées de statuettes (ici, elles ont disparu) étaient surtout nombreux sur les autels des couvents franciscains. Celui-ci provient vraisemblablement du couvent de Calvi et il semble avoir été importé de la péninsule au XVII ou au XVIII ème siècle, comme ceux de Cagnano, du couvent d’Oveglia, de Corte,
du couvent d’Ersa, de Felce, de Poggiolo, etc. On pourrait citer aussi, comme étant d’un travail similaire, le grand retable de bois sculpté, d’un baroque étourdissant, aux colonnes torses et aux nombreuses figures d’anges entourant une statue de la Vierge, dans la chapelle de la confrérie Saint-Jean à Belgodère ; on pourrait ajouter que de très beaux meubles de sacristie sont conservés à Corbara, à Quenza, à Saint-Dominique de Bonifacio, dans les églises des couvents de Vico et de Sainte-Lucie de Tallano, etc.

Ce texte est extrait du livre : Trésors oubliés des églises de Corse de Geneviève Moracchini Mazel
avec la collaboration de Dorothy Carrington. Librairie Hachette ©1959.


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Chaire à prêcher en bois

Eglise Saint-Jean-Baptiste de Calvi.
Chaire à prêcher en bois.

Classée aux Monuments Historiques en 1923.

L’inscription peinte sur trois cartouches nous apprend qu’elle a été offerte par les habitants de Calvi, en 1757 :
ET TEMPLVM ET PVLPIT(um). DE QVO SALVATOR AIT. CALVEN(ens)VM 1757 SVMPTIBVS.

Le panneau central porte en haut relief l’effigie de saint Jean-Baptiste, patron de l’église, et, entre les panneaux, les angles
sont ornés des symboles des Quatre Evangélistes, suivant la tradition, lorsqu’il s’agit d’une chaire à prêcher.
Le travail de cette menuiserie a toute la grâce et la fantaisie des décors
du XVIII è siècle.

Ce texte est extrait du livre : Trésors oubliés des églises de Corse de Geneviève Moracchini Mazel
avec la collaboration de Dorothy Carrington. Librairie Hachette ©1959.


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ORATOIRE
SAINT ANTOINE

   
Entrée discrète
entre deux immeubles
Vue d'ensemble
Coté gauche Coté droit

Triptyque
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2
1
Fresque murale (entre 1510 & 1513)
Fresque murale (entre 1510 & 1513)
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Saint Antoine assis
XVè siècle
?
Saint Antoine
réalisé en 2006
par Toni Casalonga.
Un autre
Saint Antoine



L'Oratoire Saint-Antoine de Calvi.

L'oratoire Saint Antoine Abbé est la chapelle de la confrérie du même nom. Si la confrérie Saint Antoine Abbé de Calvi date de la moitié du XIVe siècle, son oratoire (appelé casazza en langue corse) date du début du XVIe siècle. Il abrite encore aujourd'hui, contrairement à ce que racontent de nombreux guides, les réunions et les cérémonies de la confrérie (offices des morts, messes, fête patronale, office des Ténèbres, Semaine sainte, etc.) car l'édifice n'a jamais été désacralisé.
Comme la plupart des édifices religieux, la confrérie accepte d'ouvrir ses portes aux manifestations culturelles. Les visiteurs pourront apprécier trois fresques datant des années 1510 et 1513, ainsi qu'un triptyque représentant une crucifixion et l'annonciation, un Christ en croix de la fin du XVIIe siècle utilisé encore aujourd'hui pour les cérémonie de la Semaine Sainte, une statue de Saint Antoine Abbé assis (XVe s.) et une autre du même saint datant de 2006 et réalisée par l'artiste balanin Toni Casalonga.
La confrérie Saint Antoine Abbé de Calvi est l'une des plus actives et dynamiques de Corse. Un important travail de collecte et de restauration de la tradition (chants, processions, offices) a été fait depuis plus de vingt ans, la confrérie est fortement impliquée dans la diffusion de la liturgie en langue corse et est à l'origine d'une traduction en corse du missel romain.

 

Ce texte est extrait du site : Wikipedia.fr.


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Coté gauche Coté droit

Triptyque
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NOTRE DAME
de la SERRA


Un des plus beaux Belvédères de Corse !
Montez les quelques marches qui vous séparent du bonheur… ouvrez la grille et vous découvrirez une petite chapelle entourée d’une cour et de l’imposante statue de Notre Dame de la Serra…
et là s’ouvre à vous une vision de rêve : une vision panoramique de toute la baie de Calvi
et la vallée du Réginu jusqu’à Lumio ! Une vieille légende locale dit que si vous emmenez l’amour
de votre vie là-bas, vous vivrez avec elle ou lui une histoire merveilleuse, ça a marché pour certains…

[texte du site : http://www.bienvenue-en-corse.fr/ ]

Notre-Dame de la Serra est une chapelle située à la sortie de Calvi, sur la route de Porto, elle domine Calvi et offre un superbe panorama sur tout le golfe. La vierge (sainte patronne de la ville) qui y est dressée protège la baie. Une célébration y est consacrée chaque année.
La ville de Calvi, vue depuis
Notre Dame de la Serra




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