Eglises de Corse

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Diocèse ALERIA
Ville CAMBIA
Piève VALLERUSTIE
Monument SANTA MARIA
Monument SAN QUILICO



SANTA MARIA

Départ d'itinéraire

Façade ouest Façade sud Abside
Détail porte ouest Détail porte sud Détail abside
Menhir à coté de l'église Détail


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On ne sait pratiquement rien de la fondation de ces 2 petites chapelles romanes, bâties en même temps et de style très comparable, datables sans doute du début du XIIIe siècle. Elles faisaient partie au moyen âge de la pieve de Vallerustie.
En 1589, le visiteur apostolique fit cette description de Sta Maria de Corsoli : les murs sont en pierres quadrangulaires, l’abside est peinte, le baptistère pas encore terminé ; il y a un campanile muni d’une cloche sur le côté droit. Pour l’église San Quilico, une description semblable à celle de Sta Maria, mais une remarque sur le baptistère, situé à gauche en entrant par la porte de la façade, et une précision sur l’autel « artistement fait de pierres quadrangulaires ». De fait, on peut voir (si la chapelle est ouverte…) dans Sta Maria le seul autel roman en place conservé en Corse, très simple, fait de 4 dalles minces formant un coffrage ouvert du côté de l’abside.
Ces chapelles « jumelles », toutes les deux intactes et bâties en très bel appareil, ont été inscrites à l’Inventaire des Monuments Historiques dès 1926. On rapporte une légende sur les maîtres-maçons : le père travaillait à une église et son fils à l’autre. Grâce à la proximité des deux chantiers (les églises sont distantes de quelques centaines de mètres à vol d’oiseau), le plus expérimenté pouvait surveiller et guider le travail de l’autre, rien qu’au son rendu par les outils ou la pose des blocs. Une légende qui a cherché à expliquer un mystère : l’absence totale de décor sculpté sur une des deux églises, pourtant si semblables…
Leurs dimensions  sont les mêmes - environ 12 m sur 5 -, elles sont bâties avec les mêmes grandes dalles de schiste, avec cependant une alternance plus visible, à Sta Maria, d’assises larges et minces, seul ornement de cette église. Mais San Quilico est la plus intéressante, pour son abondant décor sculpté, géométrique ou naïf.
Elle comporte bien sûr la classique corniche à arcatures courant sur toutes les façades et reposant sur des modillons variés, parfois amusants comme ces grosses têtes arrondies qui nous tirent la langue. Le décor de l’abside est complété là encore par une cordelière. Le fronton qui la surmonte est composé d’une série d’arcatures tout aussi régulièrement agencées, avec au centre, au lieu de la croix ajourée, un curieux personnage nu, aussi indécent que celui de San Michele de Murato. La liberté des artistes de l’époque est parfois surprenante…
Les deux portes sont aussi soignées (piédroits monolithes, linteau mouluré, arcs de décharge à trois claveaux seulement) et ont reçu un décor original, plutôt rare en Corse, car les deux tympans sont sculptés, d’une manière que notre époque est libre de juger très maladroite ou très savoureuse… Le tympan de la porte occidentale, aux figures malheureusement usées, représente Adam et Eve, cachant leur nudité, aux prises avec le serpent de la Tentation. Le tympan sud, mieux travaillé, semble vouloir rendre espoir aux fidèles en figurant sans doute une allégorie de la victoire du Bien sur le Mal : le personnage central, mis en valeur par le motif d’entrelacs de l’arc qui le coiffe, tord le cou avec la conviction de la foi à un serpent-dragon effrayant, funeste symbole du péché que chacun porte en soi…

Laurent CHABOT
Monuments de Corse
Edisud 2003



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SAN QUILICO

Départ d'itinéraire

Façade ouest Façade sud Façade est
Façade nord Porte ouest Porte sud
Fenêtre est Dessus de porte ouest Dessus de porte sud

Mur sud
 

Abside partie haute
Abside partie basse

Mur nord
 


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INTERIEUR

Au centre de l'abside
Partie haute à gauche Partie haute à droite
Partie basse (derrière l'autel) à gauche Partie basse (derrière l'autel) à droite
Sur le mur nord
face à la porte du mur sud



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