Monuments d'Espagne
Index Lexique Plan Aide Contact Retour
Ville :Barcelone
Région : Catalogne
Monuments Gaudí

Œuvres principales

El Capricho (1883-1885)
Casa Vicens (1883-1888)
Sagrada Família (1883-1926)
Finca Güell (1884-1887)
Palais Güell (1885-1889)
Collège Sainte-Thérèse (1888-1889) (Barcelone)
Palais épiscopal d'Astorga (1889-1893) (Astorga)
Casa Botines (1891-1893) (León)
Casa Calvet (1898-1900)
Crypte de la Colonia Güell (1898-1915)
Bellesguard (1900-1909)
Casa Batlló (1904-1906)
Casa Milà (La Pedrera) (1905-1907)
Parc Güell (1900-1914)


Park Güell
Palau Güell
Casa Batllo
Casa Milà dite La Pedrera
Lampadaires de la place Royale

Statue de Gaudí sur un banc du Parc
(magasin à la sortie du parc
rue d'Olot en descendant vers le métro)


Park Güell

L'actuelle Maison-musée Gaudí était autrefois, simplement, la maison de Gaudí dans le parc, construite en 1903-1904 pour servir de modèle à présenter aux acheteurs éventuels. Toujours invendue au début 1906, on dit que Gaudí finit par l’acheter. C’est une villa moderniste typique, construite au bord de la voie principale par Francesc Berenguer, premier assistant de Gaudí, sur un terrain pentu, avec jardin étagé.
On l’appelait la Torre rosa (la Villa rose). Gaudí s’y installa en 1906 avec son père, qui mourut peu de temps après, sa nièce Rosita et la domestique Vicenta, avec l’aide des carmélites de saint Joseph.
Rosita décéda un jour de janvier 1912. De plus en plus seul, à part un ami ou un parent qui dormait chez lui, Gaudí finit par s’installer à la Sagrada Familia, fin 1925.
La maison fut achetée par les Amics de Gaudí et inaugurée en 1963 comme Maison-Musée Gaudí.
[source : Park Güell Une utopie de Gaudi de Joseph M. Carandell édition Triangle Postals 2005]

   
Maison de Gaudí.
Accès depuis l'entrée Carretera del Carmel (Bus)
Mobilier créé par Gaudí et exposé dans sa maison à l'étage

Plafons de trencadis
ceràmic de l'escala principal
del Park Güell
Antoni Gaudí
c. 1903

Au-dessus du temple, se trouve la grande place de la colonie qui, dès le départ, reçut le nom de place du Théâtre grec. Elle est fermée, en bas, par le grand banc ondulé, et en haut, par la promenade flanquée de palmiers, certains vrais, d’autres en pierre et surmontés de garde-fous rustiques qui rappellent formellement le banc ondulé, dont les courbes dessinent de petites loges de théâtre.
[source : Park Güell Une utopie de Gaudi de Joseph M. Carandell édition Triangle Postals 2005]


La colonnade dorique fut appelée Temple, mais aussi Marché, par les vendeurs qu’avaient attirés les habitants de la colonie. Gaudí a dit
«J’ai fait la colonnade dorique archaïque du Park Güell comme l’auraient faite les Grecs d’une colonie méditerranéenne » 
Notez que les colonnes extérieures sont légèrement inclinées vers l’intérieur pour compenser l’énorme poids de la place qui se trouve au-dessus.
[source : Park Güell Une utopie de Gaudi de Joseph M. Carandell édition Triangle Postals 2005]


Entrée principale (rue d’Olot) et conciergerie.
L’entrée principale au parc possède des portes en fer qui proviennent de la Casa Vicens, œuvre antérieure de Gaudí. De part et d’autre se trouve les deux pavillons qui formaient la loge de la zone résidentielle. Les deux ont des toitures d’une grande originalité et sont habillés de pique-assiette. La maison sur la gauche, qui accueille actuellement la librairie, a été conçue comme conciergerie pour recevoir les visiteurs de la résidence, avec une salle d’attente spacieuse.
La Casa del Guarda
La résidence du concierge de la zone résidentielle, située à droite de l’entrée principale du Park Güell, a été construite entre 1901 et 1903. Actuellement, c’est un des sièges du Musée  d’Histoire de Barcelone. Elle constitue un des rares exemples conservés de logement modeste créé par Gaudí, pratique et simple, mais qui ne renonce pas à la richesse formelle, avec une utilisation remarquable de la voûte catalane.
Escalier monumental
Le grand escalier démarre sur la place de l’entrée, encadré par deux murs convexes avec des créneaux, avec un refuge autour d’une colonne conique située sur la partie droite. Il s’agit d’un escalier double divisé en volées qui monte jusqu’à la Salle Hypostyle, ou Salle des Colonnes, sous laquelle se trouve la citerne qui alimentait les fontaines de son axe central.
Le grand escalier présente de très nombreux détails. Tout d’abord, des formes capricieuses, sous forme de grotesques, qui rappellent les grottes qui ont été découvertes lors de la construction de la zone résidentielle. Un peu plus haut, nous sommes surpris par les éléments sculpturaux recouverts de céramique fragmentée. D’abord un jet d’eau en forme de tête de serpent sur le blason de la Catalogne. Ensuite le dragon, ou salamandre, aux couleurs très vives. Sur la partie supérieure, il y a un trépied qui semble être formé par trois serpents, devant un banc circulaire qui offre une belle perspective de l’ensemble.
Salle hypostyle, l’extérieur
C’est un espace couvert qui compte quatre-vingt-six colonnes striées, inspirées de l’ordre dorique et couronnées  par un entablement qui introduit également des formes provenant des styles classiques. Le banc en céramique de la place supérieure ressort au-dessus de l’entablement, dans un fort contraste de formes et de couleurs.
Les colonnes extérieures s’inclinent, avec l’entablement, dans un mouvement d’ondulation, totalement contraire aux règles de la composition classique, qui renforce la perception de leur rôle structurel et apporte à l’ensemble un fort caractère.
Salle hypostyle, l’intérieur
La salle a été conçue comme un espace couvert qui, entre autres usages, pouvait faire office de marché de la zone résidentielle. Le rythme régulier de la dense colonnade est interrompu sue certains tronçons pour créer trois espaces libres, un plus important au centre et deux sur le coté, plus petits, telle les nefs d’un temple.
Le plafond est formé par de petites coupoles construite selon la technique de la voûte catalane ou voûte en briques planes, habillée de fragments de céramique cassé, avec des panneaux placés en guise de clés de voûte. C’est Joseph Maria Jujol, collaborateur de Gaudí, qui les a conçues, avec des matériaux, des formes et des couleurs insolites qui semblent être le prélude du mouvement surréaliste.
[Source : brochure remise sur le site. Texte Jean Roca Albert (Muhba) et Mirela Freixa (Université de Barcelone)]

Ancienne maison du gardien aujourd'hui musée Ancienne conciergerie, aujourd'hui librairie
L'escalier monumental
en face de l'entrée principale
rue d'Olot
Le trépied La salamandre en trencadis Médaillon circulaire avec l'écusson catalan entourant la tête de serpent cornu en bronze

Palau Güell
Le palais Güell fut la première grande commande que le jeune Gaudí reçut d’Eusebi Güell, industriel, homme politique et mécène qui deviendra le principal client de l’architecte ainsi que l’un de ses meilleurs amis.
Cet édifice, construit entre 1886 et 1890, représente l’essence de l’art de Gaudí. Il est indispensable pour comprendre son œuvre.
Encouragé par l’enthousiasme de Güell, Gaudí introduisit dans le projet du palais des solutions très imaginatives, une conception innovante de l’espace et du traitement de la lumière, ainsi que les détails ornementaux en fer forgé, en céramique, en verre, en pierre et en bois d’une originalité et d’une richesse remarquable.
La famille Güell López demeura dans ce palais jusqu’à son déménagement au ParK Güell.
En 1945, Merce Güell López, benjamine d’Eusebi Güell, céda le Palais Güell au conseil de la province de Barcelone pour un usage culturel.  
Le palais Güell fut inscrit au patrimoine mondial par l’Unesco en 1984, en reconnaissance de sa valeur universelle exceptionnelle.
Il s’agit de l’unique ouvrage d’architecture domestique que Gaudí acheva et qui ne subit pas de modifications majeures.
[Source : brochure distribuée sur place]
Entrée
Rue Nou de la Rambla
Cliquez sur les portes
pour voir en détail
Téléchargez le texte de l'audio-guide au format pdf
Sous sol, anciennes écuries
     
   
Détail  

Rendez-vous sur le toit
Les cheminées
Quinze d'entre elles correspondent aux cheminées de l'intérieur du palais.
Les autres sont des évacuations de fumée des cuisines et des conduits d'aération.
Lanterne, au-dessus de l'escalier d'accès à la terrasse, surmontée d'un soleil, d'une chauve-souris girouette et d'une croix grecque.

Vue de Barcelone depuis le toit du palais Güell
Une tour dont je ne connais pas le nom; si vous le savez, vous pouvez m'écrire pour m'informer, merci. La cathédrale de La Seu

Casa Batllò

La Casa Batlló (en catalan et castillan : « maison Batlló ») est un édifice moderniste conçu par l'architecte Antoni Gaudí, chef de file de ce mouvement, de 1904 à 1906. Elle est située dans l'Illa de la Discòrdia, au 43 Passeig de Gràcia à Barcelone.
L'immeuble fut commandé par Josep Batlló et Casanovas, industriel du textile. La partie la plus connue de l'édifice est la façade, considérée comme l'une des plus originales de l'architecte, qui utilisa la pierre, le fer forgé, le trencadis de verre et la céramique polychrome ; Gaudí se fit seconder par les architectes Josep Maria Jujol et Joan Rubió i Bellver.
L'édifice, qui figure sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, est ouvert au public.
[Source : Wikipédia]


   

Casa Milà ou Pedrera

Gaudí atteint sa plus haute expression dans cet immeuble du quartier de l’Eiample à Barcelone, dont l’industriel Pere Milà et son épouse, Roser Segimon, lui avaient confié la rénovation dans le but d’en faire leur lieu de résidence et d’y aménager des appartements destinés à la location.
L’immeuble est aujourd’hui connu sous le nom de La Pedrera, qui veut dire « la carrière » en catalan, en raison de son aspect extérieur qui rappelle une carrière à ciel ouvert, aux formes sinueuses évoquant la nature. La structure actuelle accueille deux édifices indépendants reliés par des cours intérieures et ayant une façade commune. Gaudí a conçu ce bâtiment alors que, âgé de 54 ans, il avait déjà atteint le sommet de sa carrière. Ce fut son dernier ouvrage civil et il marqua une rupture avec les codes architecturaux de son époque. La Pedrera a été déclarée Bien culturel du patrimoine mondial par l’Unesco en 1984 en raison de son exceptionnelle valeur universelle.
[Source : brochure distribuée sur place]


   
Cours intérieures
À La Pedrera Gaudí innove en regroupant des petits puits de lumière pour faire deux grands patios aux formes spectaculaires organiques autour desquels s’articule tout l’étage, auquel ils confèrent un meilleur éclairage et une bonne aération.

Escalier privé pour les appartements
du 1er étage
Entrée voitures (grande porte) et piétons petites portes latérales
Arches caténaires du grenier

Un appartement dans son "jus" d'époque.
Situé au 4ème étage, cet appartement nous permet de voir comment vivait une famille bourgeoise de Barcelone au début du XXe siècle. Il restitue l’atmosphère d’alors grâce  au mobilier et aux ustensiles ménagers de l’époque. L’aménagement intérieur a également été reconstitué et permet de voir des éléments décoratifs conçu par Gaudí (boutons ou poignées, moulures, portes, planchers…).  
Cuisine Salle à manger Salon Chambre

Les cheminées sur le toit de La Pedrera.
Ce toit insolite doté d’une charge artistique peu commune n’a rien à voir avec l’architecture de son temps. Les différents éléments –sorties d’escalier, tours de ventilation et cheminées – ont un profil sinueux et suivent la forme et le rythme de la façade principale. Leurs formes dynamiques et symboliques très imaginatives furent conçues de façon à répondre à leur fonction utilitaire. Certaines ont un revêtement de trencadis, de pierre, de marbre et de verre.

Vue de Barcelone depuis le toit de La Pedrera
La Sagrada Familia Tour Agbar

Lampadaires de la Plaça Reial (1878)

   
  La place Royale  
  les lampadaires de Gaudí  


Haut de page