Monuments d'Italie
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Ville :Pise
Région : Toscane
Monument : Cathédrale (Duomo) de Pise cliquez pour voir la carte de la Vénitie

Pise se situe en Toscane, au centre ouest de l’Italie.
Elle s’étend sur les deux rives du fleuve Arno, à quelques kilomètres de la côte tyrrhénienne.


La tour de Pise est célèbre dans le monde entier. Mais, pour les connaisseurs et amateurs d'art, Pise, c'est, au-delà de sa tour Penchée, l'un des ensembles architecturaux les plus harmonieux du monde, le CAMPO DEI MlRACOLI (le Champ des Miracles), un des sommets de l'art roman italien, regroupe quatre édifices de marbreblanc: la tour Penchée (CANPANILE), la cathédrale (DUOMO), le baptistère (BATTISTERO) et le cimetière (CAMPO SANTO) remarquablement mis en valeur par une immense pelouse verte. C'est d'ailleurs cette pelouse, l’esplanade, qui est connue sous le nom de champ des Miracles, appellation surprenante qui lui fut donnée pour plusieurs raisons. Tout d'abord, Pise est la seule ville d'Italie qui ait remplacé le traditionnel parvis quadrangulaire recouvert de pavés de son DUOMO par une pelouse. De plus, contrairement à ce qui s'est passé dans toutes les cités médiévales, le DUOMO de Pise n'a pas été placé au coeur de la ville, mais à la lisière, en une position tout à fait excentrique: il est pratiquement accolé à une muraille datant de l'Empire romain. Enfin, sur le Champ des Miracles et c'est de là, surtout, que vient sa célébrité, se dresse la tour "Miraculeuse" qui, menaçant de s'effondrer depuis près de 7 siècles, lance un défi permanant aux lois de l'équilibre. On peut aussi considérer comme un "miracle" l'extraordinaire harmonie de l'ensemble architectural du champ des Miracles dont les 4 édifices, commencés et achevés à des dates différentes, ont été décorés d'ajouts tardifs, de style gothique. On retrouve toutefois dans chacun d'eux le même thème de la galerie à colonnettes, le même matériau utilisé (le marbre blanc) et la même alternance de bandes blanches et vert foncé; ainsi que les mêmes arcades, aveugles ou non, romanes ou gothiques, qui rythment l'ensemble des façades.
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Référence du texte : brunette.brucity.be

Photos Mai 1985 & Juillet 2010
Façade occidentale

Le DUOMO ou cathédrale, mesure 100m de long, 34.20m de haut et 35.40m de largeur de façade. Fiers de leurs victoires contre les Sarrasins, et surtout de leurs exploits à Palerme, les Pisans décidèrent de construire une nouvelle cathédrale, qui ferait connaître au monde leur richesse et leur puissance; ils la dédièrent à la Vierge Marie.
Les travaux commencèrent en 1063 et elle fut consacrée en 1118, par le pape Gelase II, alors qu'elle était loin d'être achevée.
La cathédrale présente une remarquable unité, en raison du matériau choisi, du marbre blanc, rythmé par des horizontales de marbre vert. Ce style architectural, connu sous le nom de "style pisan", a envahi toute la Toscane, dont il caractérise l'art roman.
L'abside de la cathédrale de Pise fut, avec la façade, un des derniers éléments construits. Elle marque une innovation par rapport au plan initial (dû à l'architecte grec Busketos), celle des galeries à arcades, que l'on retrouve dans les 4 édifices du Campo dei Miracoli. La cathédrale a été conçue selon le plan caractéristique des églises romanes, en croix latine.

Vue depuis la tour
(photo 1985)
Façade est

Sa coupole, en forme d'ellipse, est soutenue par un tambour octogonal, situé au croisement des 2 bras du transept. L'intérieur de la cathédrale comprend 5 nefs , et le transept . Ce qui frappe le plus, dans cette cathédrale, ce sont ses dimensions monumentales; les bras du transept (chacun d'eux prolongé par une abside ) sont d'une longueur exceptionnelle pour l'époque. La construction de la cathédrale dura 300 ans, mais les inévitables modifications apportées par les architectes successifs ne purent défigurer la simplicité du plan original.
La cathédrale a souvent été considérée comme le chef-d'oeuvre de l'école pisane.
La chaire de la cathédrale de Pise constitue cependant le sommet de son art; et on a pu dire qu'elle annonçait le baroque de Bernini (Le Bernin, en français) et du Gréco. A côté de la chaire, au centre de l'édifice, est suspendu un beau lampadaire en bronze, oeuvre de B. Lorenzi, que l'on a surnommé la "lampe de Galilée". Galilée, qui était originaire de Pise, se trouvait, en effet, un jour dans la cathédrale, quand son esprit fut attiré par le balancement régulier du lampadaire suspendu au-dessus de sa tête; il constata que les oscillations, bien que diminuant d'amplitude, duraient toujours un temps égal; et c'est ainsi qu'il découvrit la loi de l'isochronisme des petites oscillations.
Cette légende n'a jamais été confirmée par les historiens, qui contestent également une autre légende, liée au même personnage, selon laquelle le savant aurait trouvé la loi de la gravitation universelle en jetant des petits cailloux, à intervalles réguliers, du haut de la tour Penchée.

Façade sud
(photo 1985)


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LE BAPTISTERE

Baptistère
Intérieur
(photo 1985)

Au centre d'une vaste esplanade de gazon vert, qui met en valeur la blancheur du marbre, se dresse le célèbre baptistère de Pise, parfaitement circulaire.
Il a été commencé en 1153 par Diotisalvi; ses 2 premiers étages sont de style roman; mais il ne fut achevé qu'au XIVème siècle. Son diamètre intérieur est de 35,50 m.
Commencé en 1153, le baptistère ne reçut sa décoration gothique, due à Nicola et à Giovanni Pisano, qu'à partir de 1269 et ce n'est qu'en 1358 qu'on décida de le couvrir d'une coupole. Ici un détail de la galerie du 2ème étage, avec ses pinacles et ses frontons de style gothique.
Les bustes de saints et de prophètes qui dominent la galerie du second étage ont été presque tous sculptés par Nicola Pisano et par son fils Giovanni. Certains d'entre eux sont cependant dus au ciseau de leurs disciples. Ceux qui sont actuellement sur le baptistère ne sont d'ailleurs que des copies; la plupart des sculptures originales ayant été déposées au musée national de Pise; et les autres se trouvant à l'intérieur du baptistère. L'aspect très original de sa coupole lui est donné par le cône qui la surmonte. Les ajouts du style roman sont mis en évidence par la lumière qui frappe de plein fouet les frontons et les bustes.


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LE CAMPANILE

La tour ou campanile

Le campanile de Pise, mieux connu sous le nom de tour Penchée, édifice circulaire de 55,22 m du côté nord, et 54,52 m du côté sud, fut commencé en 1174 et fut terminé en 1350.
La tour de Pise est, aucun doute n'existe là-dessus, un des monuments les plus célèbres du monde. Mais la beauté de cette construction romane, de style purement pisan, et l'élégance raffinée de ses arcades et de ses galeries à colonnettes n'expliquent pas tout; la célébrité du campanile tient surtout à sa fragilité apparente, à cette incertitude de l'équilibre qui lui sont propres. Pourtant, contrairement à la légende née dans l'esprit malicieux de Vasari (le plus grand historien de l'art de la Renaissance italienne, célèbre pour ses "Vies d'artistes"), il n'était pas question, au départ, de construire une tour penchée. Quand on demanda, en 1174, à Bonanno Pisano (un autre architecte est également mentionné, maître Guglielmo), de construire un clocher (ou campanile) à côté de le cathédrale, on avait l'intention d'édifier une tour verticale, sur le modèle des nombreux clochers italiens séparés de leur église. Arrivés à la fin du 3ème étage, les architectes furent avisés d'un dangereux affaissement du terrain. Il fallut alors suspendre les travaux pendant près de 90 ans. Toutes sortes d'hypothèses ont été avancées au sujet de cette tour insolite. La plus probable concernerait l'existence de 2 nappes phréatiques, l'une à 10 m, l'autre à 60 m, qui auraient transformé le sol en une véritable éponge, sur laquelle les effets de la sécheresse sont plus graves que ceux de l'humidité. En tout cas, le fait que d'autres monuments de Pise penchent également, notamment les clochers de San Nicola, de San Sisto et de San Michele, met fin à toutes les hypothèses relatives à une inclinaison intentionnelle. Malheureusement, l'inclinaison ne cesse d'augmenter (7 dixièmes de millimètres par an); et les pessimistes prévoient l'effondrement de la tour pour dans moins d'un siècle et demi.
Les Pisans ne se laissèrent pourtant en rien décourager par l'incident; et les travaux furent repris plus tard et confiés alors à Giovanni di Simone, qui termina l'ouvrage vers 1273; au XIVème S. (1350), Tommaso di Andrea couronna la tour du clocheton que l'on aperçoit encore aujourd'hui.
On retrouve, sur le campanile, le même motif que sur les autres édifices, avec les arcatures aveugles et les colonnettes. La preuve que la tour tient bien en équilibre fut donnée au cours de la seconde guerre mondiale: la ville de Pise fut lourdement bombardée par les Alliés, en 1944, mais la tour Penchée ne souffrit aucunement de ces bombardements. Un escalier en colimaçon, de 293 marches, grimpe jusque sur la terrasse de son clocher. L'ascension de la tour est une expérience assez étrange; l'inclinaison de l'édifice donne au visiteur la sensation d'une oscillation permanente, qui peut aller jusqu'au vertige.


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LE CAMPO SANTO

Le quatrième monument, qui clôt la belle esplanade du champ des miracles, fut commencé en 1278, sous la direction de Giovanni di Simone. Le cimetière devait, dans le plan initial de l’architecte, renfermer les tombes jusqu'alors dispersées dans la cathédrale, et servir de sépulture solennelle à tous les futurs citoyens de Pise qui feraient honneur à leur patrie. Son architecture est d'une grande simplicité: des longs murs lisses et polis, à peine marqués par le relief des arcades. L'intérieur du CAMPO SANTO est surprenant lui aussi: une sorte d'immense basilique, dont le vaisseau central serait en plein air, entourée d'un cloître tout aussi monumental. Tombes, sarcophages et monuments funèbres de toutes sortes s'entassent dans ce cloître, tandis que, sur le sol, les dalles funèbres des nobles marquent l'endroit où ils sont enterrés. Le CAMPO SANTO doit pourtant, avant tout, sa célébrité aux étonnantes fresques qui décorent ses murs. Le plomb fondu qui coula de sa toiture incendiée, en 1944, s'infiltra dans le plâtre sur lequel étaient peintes les célèbres fresques, le faisant craquer dans tous les sens. Les travaux de restauration commencèrent à la fin de la guerre, mais ce que l'on peut voir aujourd'hui n'est qu'un pâle reflet de la réalité antérieure.
Un grand mur de marbre blanc, rythmé par 43 arcades aveugles, ferme le côté nord du champ des miracles. Ce mur fait partie de l'enceinte qui entoure le CAMPO SANTO; elle fut commencée en 1278, par Giovanni di Simone, tandis que la terre du cimetière était apportée de Palestine par 53 vaisseaux. Au-dessus de la porte du cimetière se dresse un tabernacle gothique (école de Giovanni Pisano), en marbre, qui représente la Madone entourée de 4 saints.



A l'intérieur on peut voir la vaste enceinte rectangulaire et la galerie du CAMPO SANTO. C'est là que les gens du peuple et de la bourgeoisie étaient autrefois enterrés. Les tombeaux et les monuments de la noblesse sont alignés le long des murs, au fond du cloître, et les tombes sont recouvertes par des dalles du cloître.
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Quelques autres églises romanes à Pise
San Frediano
(photo 1985)
 
San Michele
(photo 1985)
 
Santa Maria della Spina

 

 

Eglise qui existait déjà à la moitié du IXème siècle, l'actuelle structure architectonique romano-pisane, semblable à l'église San Pietro in Vinculis et à l'église paroissiale de Cascina, remonte à la fin du XIème siècle. La façade en pierre est structurée en trois ordres. Le clocher est quadrangulaire, sur base en pierre, et ensuite en briques.L'intérieur, à plan basilical
à trois nefs, est formé d'une double rangée de sept colonnes à chapiteaux romans anthropomorphes et zoomorphes. L'église est riche en sculptures, bas-reliefs et tableaux.

 

Les arcades de Borgo Stretto conduisent en s'ouvrant au parvis de San Michele in Borgo. L'église, construite entre le Xème et le XIème siècle, sur un ancien temple de Mars semble-t-il, représente, comme d'autres édifices religieux
de Parme, le passage du style architectonique roman pisan au gothique. La façade, qui s'ouvre en un ordre de trois portails, continue vers le haut avec un tabernacle gothique et plusieurs ordres d'arcatures et rosaces. L'intérieur,
à trois nefs de remarquables proportions séparées par des colonnes et des piliers, offre diverses œuvres.

  L'Oratoire Santa Maria del Pontenovo fut construit à l'origine en 1230, agrandi au XIVème siècle par les soins de la famille des Gualandi, et doit son nom actuel, Santa Maria della Spina (Sainte-Marie de l'Épine), au fait d'avoir abrité pendant des siècles une épine de la couronne du Christ, qui se trouve maintenant dans l'église Santa Chiara, près de l'Hôpital. Sur son plus haut pinacle se trouve la copie de la statue d'Andrea Pisano, une Madone à l'Enfant. L'intérieur abrite des statues d'Andrea
et Nino Pisano.
Référence du texte : provincia.pisa.it


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