Eglises de France Continentale
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Région Auvergne
Département 63 - Puy de Dôme
Ville Clermont Ferrand
Monument BASILIQUE NOTRE DAME DU PORT






L'histoire nous dit que saint Avit, évèque de Clermont, fit construire au coeur de la ville, à la fin du VIè siècle, "une élégante église en l'honneur de la mère de Dieu et Vierge Marie", en un lieu qui depuis les temps anciens était dénommé : Le Port - ce mot désignait un marché ou un entrepôt de marchandises-.
Cette basilique, restaurée à la suite de sa destruction par les Normands en 864, est à la base de l'édifice roman, édifié d'un seul tenant à la fin du XIè siècle ou au début du XIIè siècle : l'homogénéité architecturale de cet ensemble plaide en faveur d'une campagne de construction relativement rapide.
Elle est dans la lignée des grandes églises de pélerinage qui se sont multipliées grace à la diligence des "Enfants de Maître jacques" sous le haut patronage de Cluny. En 1122, P.le Vénérable était abbé de la grande abbaye bourguignonne et son frère Pons, abbé de la Chaise-Dieu, a certainement joué un rôle déterminant en Auvergne. Les textes faisant défaut, on en est réduit à avancer des hypothèses, confortées cependant par des rapprochements décelés notamment dans l'étude de la sculpture...
Après bien des remaniements, parfois contestables, elle demeure, dans sa grandeur et sa simplicité, un témoignage vivant de l'histoire et de la ferveur des hommes qui l'ont édifiée.

Référence : NOTRE DAME DU PORT
Textes de Marie-Claire RICARD
Mai 1997. .


Façade occidentale

   
Détails

Sud-ouest
Sud
Sud-est

Détails de la façade sud partie basse
Porte sud-ouest Porte sud
mur sud-est Détail du mur sud-est

Détails de la façade sud partie haute d'ouest en est
 

Portail sud-est

Détails du portail sud-est
qui représente
le tryptique de l'Epiphanie
dans une ordonance
particulièrement heureuse :
l'adoration des mages
la présentation de Jésus au Temple
le baptême de Jésus dans le Jourdain



La voussure du tympan rapelle, par son demi-cercle parfait, la voûte céleste. Elle abrite la vision radieuse du Christ triomphant de la fin des Temps, exaltée par saint Jean dans son Apocalypse. Il trône "en gloire", dans la mandorle, entre l'Alpha et l'Oméga, au-dessus de deux Vivants -le lion de Marc et le taureau de Luc -. (Les deux autres Vivants, situés traditionnellement dans la partie haute, ont dû disparaître car elle est assez détériorée).
Il est encadré par deux séraphins (issus des grandes théophanies d'Ezéchiel et surtout d'Isaïe) "qui ne cessent de chanter sa louange".
Cette superbe composition du Christ et du "Thétramorphe", dans la lignée des grands tympans d'Autun ou de Charlieu, a été trop abimée à la Révolution pour qu'on reconnaisse tous les attributs de la "Majesté". Les mutilations ont fait disparaître la main droite qui bénit et la main gauche qui présente le livre de la révélation. L'un d'eux peut cependant être remarqué : la robe du Christ est légèrement relevée sur le genou gauche, signe symbolique conventionnel pour indiquer qu'il a la connaissance du secret de l'agencement du monde...




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Façade est

Détails des absidioles sur la façade est


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L'intérieur

La nef vue depuis l'entrée ouest
Le coeur
La nef vue depuis le coeur

Le mobilier
Bancs avec stèles en bois scultées (toutes différantes) autour du coeur
Confessionnal ancien
Vitraux réalisés vers 1840 par le Maître Verrier
E. Thévenot.
Ils illustrent des récits tirés des Saintes Ecritures

Vierge allaitante
Ce thème rarement traité réunit ici dans un geste très doux l'enfant niché contre son sein à la délicate madone dont le regard empreint de gravité.
La pureté des traits du visage, un rien de précosité dans le geste de la Vierge
et le modelé du drapé, apparentent ce groupe calcaire polychrome
aux productions d'artistes du pays de Loire, réunis autour de Moulins,
dans la sphère d'influence de la cour du Duc de Berry.
Premières années du XVè siècle.


Chapiteaux

Symbolisme du Y.
Dans de nombreux chapiteaux de la nef (sans comter celui du narthex) un bel Y partage la corbeille, rappelant l'antique dualité opposant le Bien et le Mal, la lumière et les ténèbres... C'est un thème majeur de la sculpture du Port.
Le combat des archanges
et des démons.
La tentation du Christ au désert. Deux mystérieux "accroupis"
que sépare un masque "engluant"
des rinceaux...
Quel sens lui attribuer ?
Un homme porte sur son dos un moine voleur d'oie. Combat de Caritas et d'Avaritia. Le suicide de Colère :
"Ira se occidit"
Le triomphe de Largesse et de Charité. L'acte de fondation. Annonce à Zacharie.
L'Annonciation. La Visitation Le songe de Joseph.
La Tentation. Le jugement. L'expulsion du jardin d'Eden.
Une personnification du Mal ? L'Assomption. Vers la Jérusalem céleste.
 
Le Paradis retrouvé. Le Livre de Vie.  
Référence bibliographique : Marie-Claire Ricard, Notre-Dame du port, Clermont Ferrand, ( cliquez ).


La crypte

Le pélerinage de Notre-Dame du Port
La dévotion mariale en ce lieu est attestée depuis les origines, à proximité d'une source réputée miraculeuse
liée à un culte celtique. Un puits d'époque gallo-romaine existe toujours au coeur de "la Souterraine".
La margelle, taillée dans un bloc monolithe de lave de Volvic, reproduit les armoiries d'A. Vidilhe, doyen
du chapitre de Notre-Dame du Port en 1510 :
un épervier et une tour avec deux lions rempants.
De nombreux chrétiens continuent à manifester aujord'hui leur attachement au pélerinage du Port.
Ils participent à la procession, le dimanche qui suit le 15 mai, achèvement solannel d'une semaine
de manifestations religieuses.





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