Eglises de France Continentale
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R├ęgion Auvergne
D├ępartement 43 - Haute Loire
Ville Le PuyenVelay
Monument CATHEDRALE NOTRE DAME DU PUY EN VELAY

Référence des textes : Le Puy-en-Velay L'ensemble cathédrale Notre-Dame aux éditions du Patrimoine, collection Cathédrales de France (février 2010). Carte


De facture romane, la cathédrale Notre-Dame du Puy se dresse au pied du rocher Corneille, un promontoire d'origine volcanique dominé par une statue de la Vierge en acier moulé (provenant des canons pris aux Russes à Sébastopol).
Plan au sol (le nord est en bas)Érigée au XIIe siècle, la cathédrale est insolite du fait de la diversité de ses styles, et témoigne de la richesse passée de l'art roman.
On y trouve de fortes influences byzantines en même temps que des structures qui rappellent celles du sud-ouest de la France. Construite à partir de pierres volcaniques de divers coloris, la façade occidentale, faite de pierres polychromes, de parements mosaïqués, d'arcades en plein cintre et de petits frontons, possède un porche à trois arcs auquel on accède, depuis une rue de la ville, par un large et long escalier en pierre de 134 marches.
Si de très belles statues et mosaïques décorent le portail, l'intérieur abrite de superbes fresques dorées.
La couleur sombre des pierres donne à l'intérieur un aspect austère, mais l'on est impressionné par la hauteur des six coupoles, l'abondance des voûtes qui la couronnent et par le soubassement voûté sur lequel elle s’appuie.
Le chœur repose directement sur le rocher, mais pour agrandir la cathédrale aux XIe et XIIe siècles afin d’accueillir les pèlerins toujours plus nombreux, quatre travées supplémentaires ont été audacieusement construites sur le vide ; pour rattraper un dénivelé de 17 m, d’importants piliers soutiennent les hautes arcades.
Cette basilique, construite en plusieurs campagnes, peut être datée du XIe siècle pour l'abside, le carré du transept et les deux dernières travées. Toutefois, l’édifice menaçant ruine au début du XIXe siècle, il fit l’objet, entre 1844 et 1870, dans sa quasi-totalité, d’une démolition suivie d’une reconstruction à l’identique, hormis l'abside et la coupole de croisée, qui furent refaites sous une forme différente.


Voir aussi les sites suivants pour plus de détails :

http://le.puy43.free.fr/cathedrale1950.htm
http://architecture.relig.free.fr/puy.htm


Référence de ce texte : wikipedia.org


Entrée par le porche du FOR (au sud-est de la cathédrale)
Un dicton populaire dit que "l'on entrait dans Notre-Dame par le nombril" -le porche ouest-
et que "l'on sortait par les oreilles", c'est à dire par les porches établis dans les angles nord-est et sud-est
formés par la rencontre du chevet avec le transept.
Le porche et ses deux curieuses arcades. Chacune, formée de voussures à plusieurs rouleaux, est doublée d'un arc concentrique dont l'équart est maintenu par trois pilettes, la pilette centrale étant ornée d'un atlante (détail)
Baies romanes : arcatures aveugles, baies jumelles, arcs en plein cintre triborés et arcs brisés. .
Statues adossées au mur.
Culot recevant les nervures de la voûte à l'angle nord-ouest.
Dans le mur de la chapelle sud du chevet, une petite porte, dite "porte papale", batie à l'aide de vestiges gallo-romains.
Têtes couronnées ornant la gorge d'une nervure de la voûte.

Chapiteau de la porte donnant dans le bras sud du transept.
Poignées de porte.
Détail.
Chapiteau aux sirènes, pilier sud-est.
Vue de la base du chevet, avec les remplois gallo-romains, et de la margelle de la citerne
Porche Saint Jean
(au nord-est)


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Les galeries du cloître de la cathédrale du Puy-en-Velay, orientées selon un plan rectangulaire nord-sud, sont parmi les plus anciennes connues en Europe. Leur construction, commencée probablement dès le début du XIIè siècle, semble s'être poursuivie jusque dans la seconde moitié de ce siècle. De leur stucture massive se dégage cependant une forte impression d'unité.
Le couvrement est une suite continue de voûtes d'arêtes correspondant à vingt-neuf arcades ouvrant sur le préau rectangulaire. L'ensemble repose, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, sur des pilastres ou sur des piliers carrés où s'adossent des colonnes. Fidèle aux modèles antiques, l'astragale fait corps avec le fût des colonnes, dont les bases attiques sont dissociées, comme le sont également les chapiteaux. En façade, les arcs aux claveaux bicolores sont à double rouleau et leurs arêtes vives tempérées par un ruban étranglé suivant l'angle rentrant.

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La cour
Les galeries
Barrant aujourd'hui la galerie ouest, une grille du XIIè siècle fermait le passage des chanoines, à l'angle sud-est, entre le cloître et le bras nord du transept.
(détail)


Les chapiteaux montrent une grande variété, tant par leurs sujets que par leurs traitement, allant d'archaïsmes antiquisants ou byzantins aux toutes premières
création gothiques. Cette variété est due à des artistes différents issus de diverses écoles régionales.

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Chapiteaux de la galerie ouest
Chapiteau figurant un abbé en train de disputer une crosse à une abesse. Chapiteau montrant un ange aux ailes déployées en train d'arracher un enfant à d'inquétants démons. Chapiteau à feuilles d'acanthe, présentant des restes de polychromie.
Chapiteau de la galerie sud  
 
Chapiteau tronconique à entrelacs, sommés aux angles de colombes.    
     
 
 


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La salle capitulaire.
Ouvrant sur la galerie est du cloître par des baies libres ornées de colonnes, de chapiteaux et de deux pilastres ondés encadrant la porte, la salle capitulaire, couverte d'un berceau brisé, est devenue chapelle des Morts, comme l'atttestent les dalles funéraires des chanoines, coiffés de leur aumusse, exposées contre les murs.
Sur le mur sud à été peinte, vers 1200, "en moins de cent jours" comme il est écrit en latin, une Crucifixion dont la composition traditionnelle présente Marie, saint Jean, le soleil, la lune et les anges, complétée par les prophètes Osée, Isaïe, Jérémie et le philosophe Philon. L'intérêt de cette fresque réside dans le passage d'un style byzantin à un style français particulièrement inventif, novateur et souple, qui évoluera durant toute la période gothique.

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INTERIEUR
&
MOBILIER

Accès central
coté ouest.
Chaire de Pierre Vaneau XVIIIè siècle.
(détail)
Grandes Orgues
Construction par Jean Eustache en 1689.
(détail)
Fresque de l'absidiole est du bras nord du transept, milieu du XVIIIè siècle.
(détail du Martyre de sainte Catherine d'Alexandrie)

Voeu des consuls à la Vierge noire, par Jean François, 1653.
Panneau en bois doré de l'Histoire de saint André, par Pierre Vaneau, XVIIIè siècle.
Voeu de la peste, par jean Solvain, 1630.

Autel de la vierge noire.
(détail)


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