Eglises de France Continentale
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R├ęgion Auvergne
D├ępartement 43 - Haute Loire
Ville Le PuyenVelay
Monument EGLISE SAINT MICHEL D'AIGUILHE

Référence des textes de cette page:
http://www.rochersaintmichel.fr
Photos : mai 2010
Carte


Edifiée au sommet de la cheminée d’un volcan apparu il y a plus d’un million d’années, la chapelle dédiée à saint Michel se dresse au nord de la ville du Puy-en-Velay. La réalisation de cet édifice répond à l’idée du doyen du chapitre de la Cathédrale Notre-Dame-du-Puy –Truanus- qui sollicita l’évêque du Puy Godescalc pour bâtir une chapelle en l’honneur de saint Michel.
Forte du soutien apporté au projet, la construction débute à partir du Xème siècle avec la pose de la première pierre par Godescalc. Cet évêque est plus connu aujourd’hui comme le premier pèlerin français vers Saint-Jacques de Compostelle au départ du Puy dans les années 950 - 951. Ce sanctuaire est consacré à saint Michel en l'an 962. Au XIIème siècle, les pèlerins affluent et l’oratoire primitif de plan carré devient trop petit. La chapelle est agrandie en utilisant tout l’espace disponible de la plateforme sommitale du rocher.


En pleine ville, perchée
sur un piton rocheux

Entrée au pied
du rocher
Légende
Entrée de l'église
Statue animalière
à gauche du tympan
Façade
au dessus du tympan
Statue animalière
à droite du tympan


L’ascension du rocher se réalise en moins de 10 minutes et se termine sur la merveilleuse façade polychrome qui selon Mérimée est « une espèce de petit bijou d’architecture ».
Les décors sculptés se situent entre des frises de losanges de marbre et de brique, de grès et de basalte unis par des joints à la chaux teintés en rose
La porte de la chapelle s’ouvre sous un arc trilobé, décoré de rinceaux qui lui donnent un caractère oriental. L’ensemble est supporté par deux petites colonnes aux chapiteaux et tailloirs sculptés. A droite deux diacres, reconnaissables à l’étole qui leur barre la poitrine. Ils tiennent dans les mains des fleurs des lys, symboles de pureté et de vie. Dans le chapiteau de gauche
des aigles prêts à s’envoler vers les sommets.
Pour décorer l’arc trilobé l’artiste est allé puisser son inspiration dans l’Apocalypse de St Jean et dans la Genèse. Il a sculpté au centre présenté
par deux anges l’ « Agneau de Dieu », le Christ Rédempteur, entouré de huit vieillards qui lui offrent, dans leurs mains voilées, les coupes d’or remplies de ce parfum que sont pour Dieu les prières des hommes. L’ensemble est présenté entouré d’une décoration de rinceaux de feuillages chargés d’oiseaux, et de deux personnages humains tirés par le démon. Le sculpteur a pris son inspiration dans la Genèse, évoquant la création et la chute de l’homme.
Au dessus du linteau, une archivolte décorée également de rinceaux sortant
de la bouche de deux têtes humaines renversées. Au-dessus de ces têtes,
de part et d’autre on distingue encore des oiseaux becquetant une grappe :
c’est maintenant l’image de la création, renouvelée par la rédemption, prête
à trouver sa place dans la Jérusalem céleste où le Christ va l’introduire.
Une corniche sculptée surmonte ce premier ensemble et divise la façade en deux niveaux. En haut, cinq bas-reliefs sculptés sous des arcs soutenus par quatre mains ouvertes. Au centre, le Christ qui bénit. A sa droite la Vierge Marie et St Jean, à sa gauche St Michel et St Pierre reconnaissable à ses clefs.
Un oculus ou un œil de bœuf en dessous légèrement décentré éclaire la tribune.
Le linteau de la porte nous montre une sirène à queue de serpent et une sirène
à queue de poisson –copie réalisée au 19ème Siècle - .
De chaque côté de la porte deux bêtes monstrueuses sortent de la chapelle
et représentent le mal terrassé par St Michel



Détail du tympan : cliquez une zone pour l'agandir.


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Le coeur
St Michel terrassant
le dragon

Colonnes et chapiteaux


Recouverts sous un enduit à la chaux en 1823, les décors remis à jour et décrits par le peintre Anatole Dauvergne en 1851 ont bénéficié récemment d’une restauration engagée par la mairie d’Aiguilhe. Pendant près d’un an et demi, l’entreprise Eures Atelier a réalisé sous la responsabilité de l’architecte en chef des monuments historiques – Monsieur Manciulescu – au nettoyage et à la consolidation des murs avant de retoucher les éléments retrouvés pour les rendre plus lisibles.
Sur la voûte du chœur est représenté Jésus-Christ avec le nimbe crucifère, entouré d’une auréole circulaire ; de part et d’autre du Christ le soleil et la lune inscrits dans les disques ; en face du Christ, St Michel entre deux séraphins.
Aux angles dans de petits cercles les symboles des évangélistes : l’ange de St Matthieu, l’aigle de St Jean, le Lion de St Marc et le bœuf de St Luc. Au Nord
et au Sud, deux anges en buste s’intercalent entre les médaillons des évangélistes. Audessous de la voûte sont représentés les douze apôtres et d’autres saints personnages. Sur le mur à l’est derrière l’autel, le fresquiste a dessiné le ciel et la résurrection des morts. Au ciel, représenté ici comme un beau palais, les élus sont introduits par St Michel. De l’autre côté nous pouvons distinguer un ange qui sonne la trompette et des morts qui sortent des tombeaux : évocation du jugement dernier. L’enfer est représenté sous le ciel.
Parmi les décors aujourd’hui disparus, nous pouvons parler du carré magique qui était situé dans l’embrasure de la tribune : ce sont cinq mots de cinq lettres qui se lisent dans tous les sens. Au temps des persécutions, le carré magique était entre chrétiens un signe secret d’appartenance au christianisme.



 
Fresques ornant les murs et le plafond


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Au pied du rocher
la chapelle Saint Clair



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