Eglises de France Continentale
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Région Centre-Val de Loire
Département 18 - Cher
Ville Bruère-Allichamps
Monument ABBAYE DE NOIRLAC

Référence des textes : L'Abbaye de Noirlac
par Jean-Yves Ribault au éditions Ouest-France (1996) ainsi que la brochure de visite éditée par le Centre Culturel de Rencontre.


1136 : installation de la première communauté cistercienne au lieu-dit « la Maison-Dieu ».
Sous son beau titre originel de Notre-Dame de la Maison-Dieu-sur-Cher, l’abbaye vécut longtemps dans l’observance rigoureuse de la règle (de Saint Benoît). L’édifice montait peu à peu, fait de la belle pierre calcaire des carrières voisines. Des granges, exploitées  par les frères convers, s’organisaient sur les terres données par les seigneurs de Charenton et leurs alliés (Lombrée, Chalais, Fleuret, Les Fossés, Verrières, Soudrain). La protection des archevêques de Bourges était acquise : Pierre de la Châtre en 1159 fit confirmer la charte de 1150 par Agnès, l’épouse d’Ebbe de Charenton ; Henri de Sully en 1189 la fit confirmer et augmenter par leur fils. Alors qu’en 1150 il n’était question que de six bœufs, il s’agit alors de vingt-quatre bœufs, vingt vaches et leurs veaux, de troupeaux de moutons et de porcs. La richesse était venue à l’abbaye et avec elle, les prémices d’une perversion de la règle. Avec la fin du XII è siècle apparaissent en effet les premiers revenus indirects : dîmes, rentes en argent, produits seigneuriaux des banalités et cette exploitation de la peine des autres ira en s’aggravant.
Un phénomène inéluctable se produisait, la raréfaction puis la disparition des frères convers, qu’il fallait peu à peu remplacer par de la main-d’œuvre servile. Dans la vie conventuelle, l’aile qui leur était réservée à l’ouest du cloître devenait inutile ; à partir du XIIIè siècle, on dut les cantonner dans les anciennes granges, exploitées en faire-valoir direct le plus longtemps possible, jusqu’à la fin du Moyen Âge. On constate d’ailleurs que les grandes donations cessèrent à la fin du XIIIè siècle et que l’accroissement du domaine foncier de l’abbaye ne se fit plus par la suite, sauf exceptions, qu’à titre onéreux. Les cisterciens de Noirlac étaient devenus des rentiers du sol.

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Si vous voulez en savoir plus sur l’abbaye de Noirlac, je vous recommande le livre L’Abbaye de Noirlac de Jea-Yves Ribault aux éditions Ouest-France
d’où sont tirées ces quelques lignes.

Vue depuis la route départementale 35


 
Elévation extérieure du bras nord du transept. La porte des morts conduisait au cimetière
  Façade ouest de la clôture.
A gauche l'entrée de l'abbatiale
Escalier extérieur sud menant au dortoir des moines Partie est de la façade sud Façade orientale de l'aile des moines, remodelée au XVIIIème siècle

LE CLOÎTRE

galerie nord galerie ouest
galerie ouest galerie sud
galerie est galerie nord
   
ouest nord
nord-est sud


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LES BÂTIMENTS

l'église avec, à droite, la nef principale dans l'axe de la croisée du transept et du choeur à chevet plat. A gauche le bras nord du transept avec la "porte des morts"
la salle capitulaire s'ouvre sur la galerie est

la salle des moines semble avoir été convertie en chauffoir par l'adjonction d'une cheminée au cours
du XIIIè siècle
réfectoire des moines
(XIIIè siècle) organisé en
deux nefs avec des voûtes
sur croisées d'ogives

A l'étage, le local a été profondément modifié en 1712 : primitivement, un vaste dortoir communautaire jouxtait une infirmerie, aujourd'hui disparue. Après les travaux du XVIIIè siècle, les six moines de Noirlac purent s'installer dans de confortables chambres ouvertes sur le parc

A l'étage, un demi-dortoir, prévu à l'origine pour les convers, fut converti en grenier
au XIIIè siècle. La charpente en bois plusieurs fois réparée a conservé sa forme et so volume d'origine

Le cellier
Dans le cellier, les convers veillaient à la conservation des denrées.
Le bâtiment devait être solide, faiblement ouvert à la lumière et particulièrement sain malgré son sol en terre battue à l'époque; c'était une impérieuse nécessité face à la rivière sujette à de violents débordements. On y conservait le grain (avoine, froment, seigle, pois, fèves...), les fruits et le vin, produit des vignes exploitées sur le coteau.


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