FRANCE
Index Lexique Plan Aide Contact Retour
       
Région Basse-Normandie
Département 50 - MANCHE
Ville GRATOT
Monument Château de Gratot & l'église

Le château de Gratot est à l'origine une maison forte, dont les vestiges subsistants datent de la fin du XIIIe-début du XIVe s.
Maintes fois remanié, le chateau présente aujourd'hui une architecture qui s'étage du XIVe au XVIIIe s.
Il se dresse sur la commune de Gratot dans le département de la Manche en région Normandie.
Bâti dès le xiiie siècle, il est maintes fois transformé jusqu'à son apogée au xviiie siècle, avant d'être laissé à l'abandon au xixe siècle, et de devenir aujourd'hui un lieu touristique.
Le château a fait l'objet d'un classement au titre des Monuments historiques par arrêté du 4 août 19701.
Le premier château de Gratot fut construit au XIVe siècle, par la famille d'Argouges, barons de Gratot depuis 1251. Il connut de nombreuses modifications jusqu'au xviiie siècle. La famille d'Argouges le vend en 1771. C'est au XVIIIe siècle que Gratot est érigé en marquisat.
Laissé à l'abandon au XIXe siècle par ses différents propriétaires, il se dégrade rapidement. Seuls les communs utilisés pour les besoins de la ferme du château ont toujours été entretenus.
Depuis 1968, une association de bénévoles a entrepris sa restauration et son animation.


Le château

Pour en savoir plus sur ce monument, rendez-vous sur le site : chateaugratot.com/


Légende de la fée

Un seigneur d'Argouges revenant de la chasse rencontra à la fontaine une très belle jeune femme du nom d'Andaine, la fée de Gratot. Il en devint éperdument amoureux et lui demanda sa main. La belle lui dit qu'elle était une fée et qu'elle acceptait de devenir son épouse à condition qu'il ne prononça jamais le mot « mort ». Le seigneur le promit.
Un jour, lors d'un banquet organisé pour son cousin le seigneur de Granville, le seigneur de Gratot, excédé d'attendre sa dame qui s'apprêtait, lui lança : « Dame, êtes lente en vos besognes, seriez bonne à aller quérir la mort ! ». La fée poussa alors un cri déchirant, monta sur le rebord de la fenêtre et disparut en laissant l'empreinte de son pied et de sa main.


L'église


Un débris de pierre tombale de Charlotte, veuve du baron Jean d'Argouges, seigneur de Gratot et de la Champagne. On y voit trois personnages mutilés; le visage de l'un d'eux est entouré d'une auréole. Devant un personnage nimbé, à gauche, nous voyons deux autres figures, une grande et une petite, c'est sans doute saint Charles, le patron de Charlotte, qui la présente à la Sainte Vierge. Remarquons, des deux cotés, huit écussons: quatre pour l'époux et quatre pour la dame, afin d'indiquer à chacun d'eux leurs degrés de noblesse. Au centre, un phylactère et un vase. On lisait : "C'y devant gist Damoiselle Charlotte Carbonnel de Cérences, veuve de noble puissant homme Jean d'Argouges,...de Mola baron, Seigneur de Gratot et de la Champagne laquelle trépassa le cinquième jour de février Pan M.CCCC.LXXVIII. Dieu en ait l'âme Amen."

La pierre tombale de Philippe d'Argouges, qui fit construire l'église et mourut en 1474, et de son épouse, Margueritte de la Champagne, décédée en 1450, est encastrée dans la muraille du cœur, coté Évangile. Elle est couronnée d'une arcade en accolade, surmontée d'un bouquet en panache. Chaque côté du bouquet est orné de trois petites arcades. Il y a sous l'arcade trois personnages: un homme et une femme agenouillés devant une madone. Malgré les mutilations que ces personnages ont éprouvés, on reconnaît encore, les logs plis des vêtements de la femme et les bottes avec leurs éperons que chaussait l'homme.
"C'y devant gist noble puissant homme Phe Seigneur de .., du Moulay, Linverville et de..., patron de Granville, qui trépassa l'an M.CCCC.L." (1450)

Marie Madelaine Postel (Julie Postel) née dans une famille paysane de Barfleur, ouvre dans cette ville un pensionnat qui donne un enseignement très novateur pour l'époque. Pendant la révolution, elle supplée de son mieux à l'absence des prêtres. Dans la période qui suit, durant laquelle les enseignants sont rares pour les pauvres, elle fonde "la congrégation des pauvres filles de la miséricorde"; elle prend alors le nom de Marie Madeleine. Lorsque le diplôme du brevet devient obligatoire pour enseigner, elle le passe a 62 ans. Elle mourra à l'abbaye de Saint Sauveur le Vicomte, qu'elle a restaurée pour y établir la maison mère de sa congrégation. Elle avait eu le temps de fonder 37 maisons.
.

 





Haut de page