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Abaque Un abaque est la partie supérieure du chapiteau des colonnes, sur laquelle porte l'architrave.
On le nomme autrement tailloir.
Abbatiale L'abbatiale est l'église d'une abbaye ou d'un monastère.
Abbaye Une abbaye (du latin abbatia) est un monastère ou un couvent catholique placé sous la direction d'un abbé (ou d'une abbesse; dérivé de l'araméen abba qui signifie « père »), lequel sert de père spirituel à la communauté religieuse. Les ordres monastiques, les chapitres canoniaux (de chanoinesses surtout), les communautés de chanoines réguliers ont vocation à fonder des abbayes. L'abbaye n'est donc pas nécessairement un lieu de clôture monastique.
Abside (ou Absidiole) Extrémité d'une église, généralement en forme de demi-cercle, au fond du chœur.
Abside en cul-de-four Extrémité de l'église située du coté de l'autel, lorsqu'elle est de plan circulaire ou bien polygonal. Cette extrémité a la forme d'un quart de cercle.
Acanthe (feuille d') Les Acanthes sont un genre (Acanthus) de plantes vivaces de la famille des Acanthacées comprenant une trentaine d'espèces originaires surtout d'Eurasie et d'Afrique. Acanthe(Akantha) était une nymphe. Apollon (dieu du soleil) voulut l'enlever et elle le griffa au visage. Pour se venger, il la métamorphosa en une plante épineuse qui aime le soleil, et qui porte depuis son nom. La feuille d'acanthe est le décor caractéristique des chapiteaux de l'Ordre corinthien; c'est aussi un des plus fréquents motifs des sculptures de l'art roman.
Adoration eucharistique

L'Adoration Eucharistique est une attitude de prière de l'Église catholique au cours de laquelle le Saint-Sacrement - c’est-à-dire le Corps du Christ présent dans l'hostie consacrée - est exposé et adoré par les fidèles.La pratique de cette adoration date depuis les origines de l'Église. Dans les écrits d'Hippolyte de Rome, il est demandé de faire preuve d'une vénération particulière pour le Sacrement.

Allégorie Représentation, expression d'une idée par une figure dotée d'attributs symboliques.
Alleu Un alleu est une terre possédée en propriété complète, opposé aux fiefs ou aux censives impliquant une redevance seigneuriale. Il s'agit donc d'une terre ne dépendant d'aucune seigneurie foncière.
L'Alpha et l'Oméga
Jésus est défini comme le principe et la fin dans plusieurs passages de l'Apocalypse de Jean. Cette affirmation de la primauté absolue du Christ reprend le message du Prologue de l'Évangile qui renoue avec le bereshit du livre de la Genèse. Commencement de tout puisque tout fut par lui. Fin de tout, puisque les temps derniers sont inaugurés par la résurrection de Jésus d'entre les morts. [en savoir plus : http://www.interbible.org/interBible/ecritures/symboles/2005/sym_051104.htm].
Ambon

En religion, l'ambon, du grec άναβαινειν (anabainein) : monter, est le pupitre placé à l'entrée du chœur dans une église et où est posé le lectionnaire ou la Bible, ou une tribune fixe d’où sont lus les textes sacrés.

Amortissement Elément décoratif (statue, vase, clocheton, etc..) placé au sommet d'une élévation et marquant la terminaison d'une ligne verticale de composition.
Anachorète ou ermite L'ermite ou l'anachorète est une personne (le plus souvent un moine) qui a fait le choix d'une vie spirituelle dans la solitude et le recueillement. Les ermites étaient à l'origine appelés anachorètes (du grec ἀναχωρέω), l'anachorétisme (ou érémitisme) étant l'opposé du cénobitisme.
L'ermite partage le plus souvent sa vie entre la prière, la méditation, l'ascèse et le travail. Dans l'isolement volontaire, il est à la recherche ou à l'écoute de vérités supérieures ou de principes essentiels. L'expérience érémitique, dans sa composante spirituelle, s'approche souvent du mysticisme.
Androphage (monstre) Qui dévore hommes et âmes.
Anniversar Messe d'aniversaire.
Antienne Passage de l'Ecriture chanté avant et après lespsaumes.
Antiphonaire

L'antiphonaire (de antiphona, « Antienne », refrain d'un psaume) est un livre liturgique catholique utilisé pour les heures canoniales (liturgie des heures, ou « bréviaire ») quand il est chanté.

Apologétique L'apologétique est un champ d'études théologique ou littéraire consistant en la défense systématique d'une position. Un auteur s'engageant dans cette démarche est appelé un « apologiste » ou un « apologète » (ce dernier terme ayant une connotation plus religieuse).
Apostasie

L'apostasie (du grec ancien πόστασις (apostasis), « se tenir loin de ») est l'attitude d'une personne, appelée un apostat, qui renonce publiquement à une doctrine ou une religion.
En grec, ce nom (apostasia) dérive du verbe aphistêmi, qui signifie littéralement « s’éloigner de » ; il a le sens de « désertion, abandon ».
L'apostasie peut également signifier la renonciation de se soumettre à l'autorité représentant ladite doctrine (comme l'autorité religieuse ou celle d'un parti politique).
Dans le contexte religieux (le plus courant), l'apostasie signifie le renoncement par un individu adulte et responsable, à faire partie d'une organisation religieuse. Le renoncement sous la contrainte (politique, parentale…) n'est pas considéré comme de l'apostasie, il en va de même pour un individu qui perd ses facultés cognitives.

Appareil En architecture, le mot appareil, ou opus en latin, désigne la forme et la disposition des pierres brutes ou taillées, ou des briques assemblées dans la maçonnerie.
Arc de cloître (voûte en) Voûte formée par la pénétration de quatre voûtes de même hauteur.
Arc-boutant Maçonnerie en forme d'arc, qui s'appuie sur un contrefort pour soutenir de l'extérieur un mur subissant la poussée d'une voûte ou d'un arc.
Arc-doubleau ou arcdoubleau est un arc perpendiculaire à l’axe de la voûte et appuyé contre la face intérieure des murs (il double la voûte). Ce terme est surtout utilisé dans le contexte de l'art roman.
Arc triomphal Arcade d'entrée de choeur.
Arca Arca (sépulture) est également le nom donné, en Corse, à une fosse commune. On en trouvait dans les cimetières communaux. On y enterrait les gens qui n'avaient pas les moyens de se payer un tombeau. Il en existait aussi dans les églises. Y étaient souvent inhumés les prêtres qui y avaient exercé leur ministère.
Arcade Ensemble formé par un arc et ses deux supports.
Arcade géminée Arcade offrant l'aspect de deux arcades jumelles juxtaposées formée par deux demi-cercles tangents par l'une de leurs extrémités.
Arcature Une arcature désigne une série d'arcades de petite dimension. Elle peut à claire-voie, ou aveugle lorsque il s‘agit d‘ouvertures simulées ou au fond muré.
Archère Une meurtrière (ou archère, archière, raière ainsi qu’arbalétrière après l'invention de l'arbalète) est une ouverture pratiquée dans une muraille défensive pour permettre l'observation et l'envoi de projectiles.
Archevêque L'archevêque (ou métropolitain) est un évèque qui bénéficie d'un certain nombre d'attributions particulières ou a juridiction sur plusieurs diocèses.Certains archevêques portent le titre honorifique de primat.
Architectonique Qui concerne l'architecture en tant que science et technique de la construction, et considérée d'un point de vue théorique abstrait, en particulier en tant que recherche et création de structures; qui a un rapport avec l'architecture ainsi conçue
Archivolte Ensemble des ornements, sculptures ou baguettes qui encadrent une arcade en soulignant les contours supérieurs et inférieurs des voussoirs ou claveaux de l'arc. Par extension, ensemble des voussures d'encadrement d'une baie, porte ou fenêtre.
Arc-boutant Arc de pierre s'appuyant sur un contrefort pour soutenir un mur extérieur.
Arc de décharge Un arc de décharge est un élément d'architecture, qui a pour but l'allègement du poids du mur sur le linteau en repoussant les charges sur les côtés. Les arcs de décharges sont souvent soit en pierre (appareillé ou non) soit en brique ou en bois.
Argentier Dans les maisons princières et royales, l'argentier faisait office d'intendant, assurait l'approvisionnement et la garde des objets, meubles et vêtements précieux.
Arien/arianisme Hérésie arienne : doctrine des débuts du christianisme qui nie la é du Christ.
Armarium Bibliothèque.
Armes parlantes Armoiries évoquant le nom de leur propriétaire (exemple: la coquille en référence à saint Jacques de Compostelle)
Astragale Bague séparant le fût du chapiteau; au Moyen Âge, elle fait partie du chapiteau et, dans l'Antiquité, du fût.
Atlante En architecture, un atlante ou télamon est une variante masculine de la cariatide.
Le terme dérive du nom du Titan grec Atlas. Les atlantes sont formés de figures d'hommes debout ou agenouillés, et sont employés dans certains temples grecs. Dans les temples romains, ces éléments portent plutôt le nom de télamons.
Les atlantes sont ensuite en vogue au moment de la Renaissance italienne, mais surtout à l'âge baroque.
Attique Couronnement horizontal rectangulaire d'un bâtiment.
Aube L'aube est un vêtement liturgique porté par les prêtres et les enfants de chœur catholiques ou anglicans.
Auditorium Parloir.
Aumusse Fourrure dont les chanoines, les chapelains et les chantres se couvraient autrefois la tête et qu’ils portent ordinairement sur le bras.
Autel Table où l'on célèbre la messe; elle est généralement en pierre, et couverte d'un tapis brodé. Les cathédrales comportent généralement plusieurs autels. Le principal s'appelle le maître-autel ; l'espace qui l'entoure est le sanctuaire.
 
Balustrade Une balustrade, dans le domaine des éléments d'architecture, est une rangée de balustres fixés entre un socle, et une tablette formant appui, et constituant un garde-corps ajouré, à vocation de sécurité et participant au style des constructions.
Balustre Un balustre est une colonnette de forme renflée, généralement assemblée à d'autres colonnettes par une tablette à hauteur d'appui.
Banalités

Les banalités sont, dans le système féodal, des installations techniques que le seigneur est dans l'obligation d'entretenir et de mettre à disposition de tout habitant de la seigneurie. La contrepartie en est que les habitants de cette seigneurie ne peuvent utiliser que ces installations seigneuriales, payantes. Ce sont donc des monopoles technologiques.
Les principales banalités sont :
le four banal, le moulin banal, le pressoir banal, le marché aux vins
Les installations banales (fours à pain, moulins, pressoirs), ne doivent pas être confondues avec des installations communautaires, beaucoup plus courantes et dont la gestion revenait à la collectivité.
Un autre droit seigneurial était la banalité de tor et ver, donnant au seigneur seul le droit de posséder un taureau ou un verrat. Ainsi la reproduction du bétail pouvait aussi être sujette à redevance.
Ces privilèges, abolis et déclarés rachetables dans la nuit du 4 août 1789, sont abolis définitivement sans rachat en 1793.

barlong, barlongue (ancien français beslong, du latin populaire *bislongus, deux fois long)
Se dit d'une pièce, de la voûte d'une travée, plus longues que larges et, en principe, perpendiculaires à l'axe du bâtiment.
Basilique En architecture religieuse, une basilique est une église construite sur un plan similaire à celui des basiliques romaines.
Bas-côtés Nefs latérales d'une église, de chaque côté de la nef principale.
Baptistère Un baptistère est un bâtiment spécifiquement destiné à pratiquer le baptême, chez les chrétiens. Comportant une cuve baptismale (elle a parfois disparu), il est adossé à une église ou le plus souvent à une cathédrale. Ces édifices sont souvent, comme les fonts baptismaux qu'ils abritaient, de formes ronde ou polygonale.L’ampleur prise par la cérémonie sacramentelle et la splendeur du bâtiment reflètent l’importance du sacrement pour les chrétiens de la fin du Moyen Âge et de la Renaissance.
Bâtière (tombe en) Tombe formée de tuiles plates (tegulae) ou de dalles de pierre, disposées de manière à former une couverture à deux versants.
Benemeriti (ceux qui ont bien mérité) : désigne les notables corse qui ont soutenus les intérêts de Gênes dans l'île, le plus souvent par leur aide militaire. En échange de cette fidélité, Gênes leur accorde la benemeranza, qui se concrétise par de nombreux avantages comme le port d'arme, le droit de fortifier sa maison, des exemptions d'impôt et la bienveillance de la justice.
Bénitier Le bénitier est large et peu profond. Il est en matière dure, souvent en pierre de taille et l'intérieur est en marbre ou en albâtre. On utilise parfois un gros coquillage exotique appelé justement, pour cette raison, bénitier. Il est souvent placé de part et d'autre des portes d'entrée et, en entrant dans l'église, les fidèles trempent le bout des doigts de la main droite dans l'eau bénite, puis se signent, c'est-à-dire qu'ils ébauchent un signe de croix.
Berceau (en voûte) Voûte en arc de cercle, dite aussi en plein cintre.
Bonnet phrygien

Le bonnet phrygien est un symbole d'origine orientale porté par Pâris (originaire de Phrygie et fils de Priam) repris dans l’iconographie romaine tardive. Il est par exemple porté par les rois mages sur les reliefs ou les fresques paléochrétiennes (comme symbole du mage oriental), par les prisonniers perses sur les bas-reliefs de l'Arc de Galère ou de la colonne d'Arcadius. Toujours en Perse, il était porté par la divinité Mithra qui serait apparu au moins au XVIe siècle av. J.-C..
Le bonnet phrygien tire également sa symbolique de liberté de sa parenté romaine avec le pileus (chapeau en latin). Le pileus coiffait les esclaves affranchis de l'empire romain, représentant leur liberté.

Bossage Saillie laissée dans le parement d'une pierre taillée pour servir d'ornement ou recevoir une sculpture.
Boutefeu Anciennement. Baguette garnie à son extrémité d'une mèche et qui servait, en artillerie, à mettre le feu à la charge du canon :
à charger la pièce.
Tout dispositif de ce genre servant à allumer le feu.
Celui qui met le feu à la pièce. Incendiaire. fam. Celui qui suscite, qui exacerbe les querelles ou les passions
Bouton Ornement de sculpture figurant un bouton de fleur stylisée.
Bretèche Une bretèche ou bretesse ou bretesche est un petit avant-corps rectangulaire ou à pans coupés, plaquée en encorbellement sur le mur d'un ouvrage défensif. Il peut être crénelé ou couvert d'un toit en appentis. Il est souvent placé au-dessus de l'accès d'un château-fort et muni d'archères ou de meurtrières ainsi que de mâchicoulis, ces derniers permettant de défendre la base de la muraille ou la porte située en-dessous par un tir plongeant.
 
Calefactorium Chauffoir.
Calice le calice est un vase sacré présentant la forme d'une coupe évasée portée sur un pied élevé et employé dans la célébration eucharistique pour la consécration du vin.
Camail d'armure : pièce d'armement protégeant le cou et le haut des épaules. Le terme "camail" est souvent utilisé à tort pour désigner la coiffe de maille qui protège également la tête.
ecclésiastique : sorte de pèlerine sans capuche, portée par le clergé de l'église catholique dans certaines circonstances, appelé aussi mosette.
Campanile Un campanile est un clocher de forme carrée ou ronde, généralement percé d'arcades sur plusieurs niveaux. Le terme s'emploie en particulier pour les clochers italiens de la Renaissance. Le campanile était le plus souvent construit comme un élément à part entière, ne faisant pas partie de l'église ou de la cathédrale. Il abritait les cloches qui servaient à appeler les fidèles à la prière. À la Renaissance, le campanile devint l'objet de rivalité entre les villes italiennes et sa construction fut souvent confiée à de grands artistes.
Canon (d'autel) Nom donné dans la forme extraordinaire du rite tridentin aux trois recueils de textes (cartons, tableaux ou sous-verres) posés verticalement (en arrière) sur l'autel.
Canonie La canonie est constituée d’une abbaye (maison autonome ayant normalement à sa tête un abbé) ou d’un prieuré autonome (ayant à sa tête un prieur) et de ses diverses maisons dépendantes (prieurés, maisons d’études, de formation, collèges ou autres institutions). Le terme s’utilise également pour désigner l’ensemble des membres de l’entité ainsi définie. (http://www.abbaye-de-leffe.be)
Carroccio Le Carroccio est un grand chariot à quatre roues portant les enseignes citadines, autour duquel se rassemblaient et combattaient les milices des communes de la plaine du Pô.
Carta Caritatis (La) (en français : Charte de charité et d’unanimité) est un bref document latin du XIIe siècle qui est fondateur de l’ordre de Cîteaux, en ce sens qu’il définit l’organisation interne et la forme de gouvernement que l’Ordre cistercien s’est donné. L’auteur en est le troisième abbé de Cîteaux, Etienne Harding. Ce texte constitutionnel est encore au XXIe siècle le document de référence de l’Ordre cistercien.
Cartulaire Un cartulaire est « un recueil de copies de ses propres documents établi par une personne physique ou morale, qui, dans un volume ou plus rarement dans un rouleau, transcrit ou fait transcrire intégralement ou parfois en extraits, des titres relatifs à ses biens et à ses droits et des documents concernant son histoire ou son administration, pour en assurer la conservation et en faciliter la consultation »
Casteddu ou Castellu Terme générique désignant en Corse une fortification depuis la Préhistoire jusqu'au moyen Âge.
Cathare On appelle « Cathares » (du grec καθαρός / katharós, « pur ») les adeptes d'un mouvement religieux chrétien médiéval. Le nom a été donné par les ennemis de ce mouvement, jugé hérétique par l'Église catholique et adopté tardivement par les historiens. D'autres sources rappellent que ce nom, proposé pour la première fois par le moine Eckbert de Schönau (en Rhénanie), serait un jeu de mot associant ces hérétiques avec des adorateurs du diable (catus), représenté sous la forme d'un chat blanc ailé. Enfin, Michel Roquebert, propose dans son ouvrage, l'hypothèse d'une erreur de Alain de Lille qui aurait confondu le terme catharos (pur) et kataroos (écoulement) qui a donné en français le mot catarrhe, pris dans le sens d'un « suintement de la doctrine hérétique ». « Communauté à deux niveaux », les adeptes de ce mouvement se nommaient eux-mêmes « Bons Hommes », « Bonnes Dames » ou « Bons Chrétiens », mais étaient appelés « Parfaits » par l’Inquisition, qui désignait ainsi les « parfaits hérétiques », c’est-à-dire ceux qui avaient reçu le « consolament », c’est-à-dire l'imposition des mains et faisaient la prédication, par opposition aux simples « fidèles » hérétiques.
Cathédrale Une cathédrale est, à l'origine, une église chrétienne où se trouve le siège de l'évêque ayant en charge un diocèse.
Toutefois, il existe des cathédrales sans évêque, car le nom cathédrale est conservé une fois pour toutes.
Cénacle À l'origine, le cénacle (du latin cœnaculum), désigne le lieu où l'on mange.
Le Cénacle de Jérusalem, situé au sommet du Mont Sion, est l'endroit où auraient eu lieu la Cène, la Pentecôte et d'autres événements importants des premiers temps de l'Église.
Par extension, le cénacle désigne une assemblée privée de personnes dont les membres ont été choisis : il s'agit donc d'un cercle fermé.
Cène La Cène (terme issu du latin cena, « repas du soir, dîner ») est le nom donné par les chrétiens au dernier repas que Jésus-Christ prit avec les douze apôtres le soir du Jeudi saint, avant la Pâque juive, peu de temps avant son arrestation, la veille de sa crucifixion (appelée encore Passion par les chrétiens), et trois jours avant sa résurrection. Après y avoir mangé la Pâque avec eux, il institua l'Eucharistie en disant : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang ».
Cénobite
Cénobitisme
Aux premiers temps du christianisme, le cénobitisme était une forme de vie monastique en communauté, propre aux cénobites ; par opposition, les anachorètes ou ermites, vivaient seuls une vie consacrée à la prière et la contemplation. L'étymologie explique bien cette différence essentielle, à travers deux mots grecs: koinos qui signifie « en commun » et bios qui signifie « vie ».
Cénotaphe Un cénotaphe (du grec κενοτάιον: kenos « vide » et taphos « tombe ») est un monument élevé à la mémoire d'une personne ou d'un groupe de personnes (et dont la forme rappelle celle d'un tombeau), et qui ne contient pas de corps.
Cens et la censive Le cens est la redevance annuelle, foncière et perpétuelle qui est due par celui qui possède la propriété utile d'un fonds, appelé censive, à celui qui en possède la propriété éminente, appelée seigneurie.
Céroféraire Un céroféraire (qui veut dire porte-cire, porte-cierge) est un servant chargé de porter la lumière allumée que cela soit une torchère, un chandelier ou un simple cierge.
Chaînage d'angle Système d'appareillage des pierres à l'angle d'un mur pour éviter sa dislocation.
Chaise curule Siège réservé aux principaux magistrats romains.
Champlevé Le champlevé est une technique de travail de l'émail utilisée dans les arts décoratifs.
Le champ à décorer sur le métal ou la céramique est creusé au burin en épargnant les cloisons qui limitent les alvéoles. L'émail est placé dans les cavités, puis cuit et poncé. Cette technique, dérivée du cloisonné, produit un travail plus fin.
Chanfrein Biseau qui abat une arête sur un bloc ou une maçonnerie.
Chanoine Dignitaire ecclésiastique, membre du chapitre d'une église cathédrale ou collégiale.
Chantre Clerc mineur dont l'office est de chanter les psaumes au sein d'une communauté de moines ou de chanoines.
Chapiteaux Partie élargie qui couronne le fût d'une colonne ou un pilastre. Dans l'architecture antique ou classique, les trois formes principales sont les ordres dorique, ionique (forme géométrique) et corinthien (à décor végétal).
Chapitre Dans la religion catholique, le chapitre d'un ordre monastique est l'assemblée des religieux, réunie dans des conditions et pour des raisons définies par la règle. le mot chapitre désigne d'abord la réunion des moines pendant laquelle on fait lecture d'un chapitre (capitulum) de la règle. un certain nombre de fonctions qui touchent à la vie de leur communauté ont également été confiées au chapitre: la distribution des tâches, la coulpe, mais aussi des élections, etc.
Châsse Une châsse désigne généralement un reliquaire contenant le corps d'un saint (entier, ou sa plus grande partie), voire de deux ou trois s'il s'agit par exemple de saints martyrisés ensemble. Il s'agit donc d'une sorte de cercueil-reliquaire.
Chasuble La chasuble est un vêtement sacerdotal à deux pans et sans manche avec une ouverture pour la tête, que le prêtre revêt par dessus l'aube et l'étole pour célébrer la messe, et pour d'autres actions liturgiques quand elles précèdent ou suivent immédiatement la messe.
Chérubin Le chérubin ou angelot est une figure d'ange qu'on trouve dans la religion juive et le christianisme.
Chevet Partie postérieure, externe, du chœur d'une église.
Chevrons Pièces en bois constituant le plan incliné d'une toiture.
Chifonie (ou encore symphonie ou symphonia), l'instrument à roue de forme rectangulaire, par opposition aux autres formes, très diverses et non stabilisées au Moyen Age, de l'instrument à roue que l'on doit alors désigner comme étant des vielles à roue.
Chœur Partie de l'église située, en tête de la nef, autour du maître-autel, où se tiennent le clergé et/ou les chanteurs; sanctuaire.
Chrisme Le chrisme est un symbole chrétien formé des deux lettres grecques Χ (chi) et Ρ (rhô), la première apposée sur la seconde. Il s'agit des deux premières lettres du mot Χριστός (Christ). On le lit aussi parfois comme le monogramme du Christ, et on le trouve souvent accompagné des lettres α (alpha) et ω (oméga). Ces dernières lettres symbolisent le commencement et la fin de tout, étant la première et la dernière lettre de l'alphabet grec. Le chrisme existe aussi sous une autre forme associant les lettres grecques I (iota) et Χ (chi) des initiales de Iesous Χριστός (Jésus Christ). Le chrisme prend alors l'aspect d'une étoile à six rais souvent identifiée dans l'art à l'étoile qui guida les mages. On en trouve encore en Orient, plus spécifiquement dans la partie orientale de l'ancien empire romain
Christ en Majesté Christ assis en position frontale, soit à la partie inférieure d'une mandorle, soit sur un globe ou un trône impérial, selon les périodes.
Christocentrique Qualifie le moment de spiritualité centré sur le personnage du Christ dans la ligne de dévotion des ordres Mendiants, en particulier les Franciscains et les Dominicains.
Ciboire

Le ciboire, du latin ciborium, lui-même du grec kibôrion, qui signifie coupe, est un vase sacré, utilisé dans plusieurs liturgies chrétiennes. Il ne faut pas le confondre avec le calice, ni avec la pyxide.En général fermé d'un couvercle, il est destiné à contenir les hosties consacrées par le prêtre, soit pour les distribuer aux fidèles qui commmunient, soit pour les conserver dans le tabernacle.Lorsqu'il contient des hosties consacrées, le ciboire doit être revêtu du pavillon ou voile circulaire de tissu blanc ou doré.

Ciborium Un ciborium est une construction, parfois un objet mobilier, destiné à protéger et mettre en valeur un autel ou, spécifiquement, l'armoire où est déposé le ciboire. Le ciborium affecte généralement la forme d'un dais posé sur quatre colonnes. Il peut être en bois, en métal, en pierre, et constituer parfois un véritable édifice. Ce terme est surtout utilisé pour la période antérieure au monde médiéval. À partir de l'époque médiévale c'est le terme « baldaquin » qui est préféré.
Cintre le cintre est la courbe de la surface intérieure d'une voûte ou d'un arc : courbure hémisphérique concave.« En plein cintre » se dit pour un arc dont la courbe correspond à un demi-cercle : voûte ou arcade en plein cintre de l'art roman, par opposition à arc brisé ou ogive.
Circarie La circarie était, chez les prémontrés, la région commise aux soins d’un circateur. On dirait aujourd’hui une province commise à la vigilance d’un visiteur ou inspecteur. Le mot provient du latin circumire qui signifie "faire le tour de quelque chose", "faire une tournée" et même en langage militaire "patrouiller". Au départ, il s’agit donc d’une entité géographique, regroupant plusieurs monastères ou prieurés, permettant au circateur de se rendre commodément de l’un à l’autre pour accomplir sa tâche de contrôle au nom du chapitre général. (http://www.abbaye-de-leffe.be/)
Clavé En forme de claveau, avec surfaces latérales concentriques, taillées en biseau, en général pour former un arc.
Claveaux Les claveaux sont les pierres taillées en biseau qui forment un arc ou une voûte. Aujourd'hui, on emploie ce terme comme synonyme de voussoir, alors qu'anciennement, le claveau ne faisait partie que de l'arc, et le voussoir de la voûte.
Clé de voûte Saillie sculptée à l'intersection de deux actes, au centre d'une voûte.
Clocher "limousin" On appelle « clocher limousin » un type de clocher-tour à plusieurs étages, passant d’une base carrée à un sommet octogonal par le moyen de gâbles (pignons aigus).
Clocher-mur Un clocher-mur, clocher-peigne, clocher à arcade, clocher en éventail, clocher à jour, panelle, campenard, ou mur campanaire, est un élément architectural, vertical et plat, placé en haut ou à l'avant d'un édifice (église le plus souvent) pour recevoir des cloches.
Clocher-porche Un clocher-porche est un clocher qui intègre à sa base l'entrée principale d'une église.
Cloître Un cloître (ou anciennement cloistre, ou clouastre) est une cour entourée de murs et de galeries établies à côté des églises cathédrales, collégiales et monastiques.
Clôture Enceinte d'un monastère, interdite aux laïcs, où les religieux vivent cloîtrés conformément à la règle.
Coffre Petit tombeau mégalithique ouvert sur le dessus.
Colée Coup donné sur le cou, sur la nuque, sur l'épaule. Dans la cérémonie de l'adoubement "Coup d'épée donné sur le cou, sur l'épaule du nouveau chevalier"
Collatio Lecture, avant la tombée de la nuit, dans les monastères cisterciens de l'ouvrages consacrés à la vie monastique, qui ont profondément influencé le monachisme occidental du Ve siècle à nos jours, notamment en raison de leur reprise dans la règle de saint Benoît.
Ecrit par Johannes Cassianus, appelé communément Jean Cassien, dit « le Romain » ou « le Roumain », est né entre 360 et 365 en Scythie (actuelle Roumanie) et mort entre 433 et 435 à Marseille.
Collégiale Une collégiale est une église qui a été confiée à un collège de clercs ou chapitre collégial, c'est-à-dire à une réunion de chanoines (de nombre variable selon les lieux) qui se tient ailleurs qu'au siège épiscopal.
Colonette en délit Colonnette de pierre dont les veines de carrière sont verticales et qui est adossée au mur.
Commende Attribution de revenus éclésiastiques à un clerc ou un laïc, qui n'est pas tenu d'observer les obligations de la charge ni même la résidence.
Concile Assemblée des évèques.
Confession Chapelle contenant la tombe d'un martyr.
Contrebutement Contrefort, ou pillier, qui oppose à une poussée une poussée de sens contraire pour la neutraliser.
Contrefort Massif pilier de pierre élevé sur le côté d'un mur pour le soutenir.
Convers ou frères lais Dans l'usage courant, les frères lais sont les membres des ordres religieux catholique chargés principalement des travaux manuels et des affaires séculières d'un monastère. Ils ont été connus, en divers lieux et à différentes époques, sous les noms de fratres conversi, laici barbati, illiterati ou encore idiotæ. Bien que membres de leurs ordres respectifs, ils forment une catégorie séparée des moines du chœur, qui se consacrent principalement à l'Opus Dei – « l'œuvre de Dieu » – et à l'étude.
Corbeau

Le corbeau est un élément saillant d'un mur, en architecture. Il permet de soutenir une poutre en structure intérieure ou une corniche ou autre avant-corps en structure extérieure. Son nom vient de l'animal qui se perche en haut de mur. Il est généralement intégré dans le mur pendant la construction (rarement rapporté par fixation) et consiste en une seule pierre. Un petit corbeau est un corbelet. Lorsqu'il y a plusieurs pierres maçonnées sur plusieurs assises, lorsqu'il s'agit de structure métal ou béton, on désigne l'élément porteur par le terme "console". Au rôle de support du corbeau peut s'ajouter un rôle décoratif. Il est souvent sculpté (modillon) dans les bâtiments fastueux. Dans les monastères rigoureux et dans l’architecture militaire, on ne l’orne pas.

Corbeille Partie principale du chapiteau, sur laquelle se développe le décor.
Cordon un cordon est une moulure ou un corps de moulures horizontal sans fonction particulière (à ne pas confondre avec un larmier ou une corniche). Un bandeau est un cordon de section rectangulaire.
Corniche Une corniche est un couronnement continu en saillie d'un élément, d'un meuble (armoire par exemple) ou d'une construction. La corniche est le plus souvent horizontale, mais peut être également en pente si elle se développe le long du rampant d'un fronton par exemple. Elle a pour usage d'évacuer l'eau sans endommager la façade, et permet aussi de souligner certaines lignes du bâtiment, comme la distinction des étages.
Coufique Caractères arabes aux formes anguleuses.
Crochet Ornement saillant recourbé à son extrémité qui s'enroule comme un bourgeon de feuillage.
Croisée d'ogive L'architecture romane, qui précède le gothique, se caractérise par des arcs en plein cintre et des voûtes. Ces voûtes romanes sont massives et très lourdes, elles nécessitent des murs d'appui épais, le plus souvent renforcés par des contreforts accolés de place en place.
Crypte Chapelle, généralement souterraine, d'une église, où l'on plaçait le corps ou les reliques des martyrs, des saints.
Cul-de-four (voûte en) Voûte en forme de demi-coupole.
Cul-de-lampe Elément en saillie sur un mur supportant une charge.
Culot Organe en surplomb supportant une charge.
Cupule Par extension, la cupule dans l'architecture devient la conque décorative ou l'arrondi creusé et sculpté d'une pierre.
La cupule décore souvent le dessous d'un soffite, dalle décorative au niveau de la toiture. Ce terme est aussi utilisé en archéologie pour désigner un creux circulaire fait par l'homme (préhistorique surtout) à la surface d'une dalle ou d'un rocher. On parle alors de « pierres à cupules ». Les cupules sont de taille modeste, généralement, au-delà de 20 cm on parle plutôt de bassins.
Cura animarum Le soin des âmes, ensemble d'activité (prédication, confession, cathéchèse, images...) exercées par les clercs pour le salut des fidèles.
Cynocéphale Qui a une tête de chien; dont la tête ressemble à celle d'un chien.
 
Dais Ouvrage onorifique, souvent en bois et en tissus placé au-dessus d'un personnage ou d'un objet.
Dalmaticelle Il s'agit d'un vêtement de forme semblable à celle d'une dalmatique, que les évèques portent sous la chasuble, sur l' aube, lors des messes pontificales.
Dalmatique La dalmatique, du latin ecclésiastique dalmatica qui signifie blouse en laine de Dalmatie, est un vêtement de choeur.
De laude novae militiae L'Éloge de la Nouvelle Milice (De laude novae militiae) est une lettre que saint Bernard de Clairvaux envoya à Hugues de Payns, dont le titre complet était Liber ad milites Templi de laude novae militiaea et écrite après la défaite de l'armée franque au siège de Damas en 1129. [télécharger le texte intégral en PDF.]
Déambulatoire Le déambulatoire est une galerie qui sépare le chœur d'une église des chapelles absidiales. Cet élément architectural est apparu dès l'époque carolingienne dans les églises d'Occident : il avait alors la forme d'un couloir coudé desservant des chapelles prolongeant le chœur. Mais plus tard, il adopta une forme semi-circulaire : le plan de la crypte préromane de la cathédrale Notre-Dame de Chartres le montre encore. Au cours du XIe siècle, il a pris définitivement la forme d'une galerie semi-circulaire. L'un des plus anciens déambulatoires de ce type est visible dans l'église de Tournus, en Bourgogne : il semble dater du début du XIe siècle.
Debredinoire La débredinoire est un sarcophage contenant les restes de saint Menoux, percé d'un trou dans lequel les simples d'esprit passent la tête afin de recouvrer la santé mentale. Elle constitue un élément identitaire majeur de la province du Bourbonnais. Le mot se rencontre au masculin et au féminin. Les sites locaux à caractère officiel privilégient la forme féminine. Les écrivains régionaux semblent préférer le féminin, mais il y a des contre-exemples.
Deisis Du grec signifiant requète, et en désignant, en histoire de l'art, depuis le XIXème siècle, une composition particulière : Marie et saint Jean-Baptiste, les bras tendus, de part et d'autre du Christ, en intercesseurs privilégiés.
Denticule Motif ornemental constitué de petits cubes séparés par des espaces creux.
Dextre Dextre est un ancien terme pour signifier la droite.
Diacre Le diacre (du grec διάκονος / diakonos, serviteur) est un homme ayant reçu le premier degré du sacrement de l'ordre dans l'Église catholique ou dans une Eglise orthodoxe. Alors que les prêtres, qui ont reçu le second degré du sacrement de l'ordre, sont les collaborateurs de l'évêque dans son caractère sacerdotal, le diacre est collaborateur de l'évêque dans son caractère ministériel.
Dîme

La dîme ou dime(du latin decima, dixième) est, depuis le Moyen Âge et jusqu'à la Révolution française, une redevance en nature ou en argent, portant principalement sur les revenus agricoles, et destinés à rétribuer le service public assuré par l'Église catholique.

Diocèse Circonscription ecclésiastique placée sous la juridiction d'un évêque ou d'un archevêque.
Diptyque Un diptyque (du grec ancien δίπτυχος / díptykhos, « plié en deux ») est une œuvre de peinture ou de sculpture composée de deux panneaux, fixes ou mobiles, se regardant et dont les sujets se regardent et se complètent l'un l'autre.
Dolmen

Un dolmen est une sépulture mégalithique préhistorique constituée d'une ou plusieurs grosses dalles de couverture (tables) posées sur des pierres verticales qui lui servent de pieds (les orthostates). Le tout était originellement recouvert, maintenu et protégé par un amas de pierres et de terre nommé tumulus. Les dolmens européens ont été construits entre la fin du Ve millénaire av. J.-C. et la fin du IIIe millénaire av. J.-C., ceux d'Extrême-Orient au Ier millénaire av. J.-C..

Dômerie La dômerie d'Aubrac est un ancien monastère, situé sur la commune de Saint-Chély-d'Aubrac. Elle a été fondée par les nobles et les seigneurs du Rouergue et du Gévaudan pour protéger les pèlerins qui traversaient l'Aubrac.
Dominicains Premier des ordres apostoliques dits Mendiants, fondé par saint Dominique à Toulouse en 1215.
Donation de Constantin Acte, qui se révéla être un faux, par lequel l'empereur Constantin 1er donnait au pape un certain nombre de privilèges et de territoires, dont la Corse.
Dormition Le terme Dormition (du latin : dormitio, « sommeil, sommeil éternel, mort »), est utilisé, dans le vocabulaire chrétien,
pour désigner la mort des saints et des pieux fidèles quand ce n'est pas une mort violente.
Dormitorium Dortoire.
Dosseret Support rectangulaire dans lequel est engagée une demi-colonne.
Doubleau (arc-) Arc transversal tendu sous une voûte.
 
Ebraser Disposer les paroies latérales d'une baie obliquement à l'axe de l'ouverture pour une meilleur diffusion de la lumière.
Ebrasement Mur biais d'une fenêtre, d'une porte ou d'un portail. Reçoit les statues-colonnes.
Ecce homo Est une expression latine signifiant « voici l'homme ». C'est l'expression utilisée par Ponce Pilate dans la traduction de la Vulgate de l'évangile de Jean lorsqu'il présente Jésus à la foule, battu et couronné d'épines.
Echauguette (ou eschauguette, eschargaite ou escharguettes, escargaite, eschelgaite, esgaritte, garite, pionnelle, maisoncelle, centinelle ou sentinelle, hobette) désignait, du xive au xvie siècle, la sentinelle. Actuellement, le terme désigne la petite construction destinée à abriter, dans un château fort, le veilleur surveillant le pays sur un large horizon.
Ecoinçon Un écoinçon est un ouvrage de menuiserie ou de maçonnerie formant l'encoignure de l'embrasure d'une baie.Dans le style gothique, on trouve cet élément aux angles des roses ou des rosaces formant des ouvertures de verrières décorés avec des écoinçons ajourés.
Ecolâtre Chanoine en charge des écoles au sein d'un chapitre cathédral ou collégial.
Encensoir Un encensoir est un brûle-parfum utilisé dans la liturgie catholique et la liturgie orthodoxe.L'encens qui se consume provient de résines végétales odoriférantes qui symbolisent la prière, la purification et la monté aux cieux. L'encens a aussi une valeur médicinale et il fait partie des offrandes des mages lors de la Nativité, avec l'or et la myrrhe.L'un des encensoirs les plus remarquables au monde est le Botafumeiro, de la cathédrale de Saint Jacques de Compostelle. Le servant de messe qui porte l'encensoir est appelé thuriféraire.
Enfeu Un enfeu est une tombe encastrée dans l'épaisseur du mur d'un édifice religieux. Il était généralement réservé aux nobles.
Engoulant Un engoulant ou rageur est en architecture une extrémité sculptée en forme de gueule. Il s’agit d'une tête d’animal réel ou imaginaire sculptée sur les poutres de charpente au niveau de la sablière, de l’entrait ou des poinçons mais aussi des colonnes ou des gouttières. Souvent, les engoulants représentent des têtes de dragons mais il peut s’agir de crocodiles, serpents, goules ou autres bestiaires représentant le mal.
Entablement

On appelle entablement :
la partie appuyée par une colonnade qui se situe entre le chapiteau et la corniche
le bandeau très important couronnant une façade soit directement sous les combles, soit avant le retrait du dernier étage (attique)
la partie supérieure de l'ordre antique comprenant : l'architrave, la frise et la corniche.

Entrelacs Composition ornementales (en pierre, en fer...) formée de lignes entrelacées.
Epannelage

L'épannelage en sculpture et ornementation architecturale est l'opération qui consiste à éliminer la pierre excédante au profil que l'on désire révéler par une succession logique de taille et de traçage.
Volume approché d'un chapiteau, préparatoire au travail du sculpteur.

Epître

Le terme épître est un mot archaïque, issu du latin epistola, du grec επιστολη (epistolē), qui désigne une lettre (au sens de correspondance).Le Nouveau Testament contient plusieurs épîtres.

Ermite ou l'anachorète

L'ermite ou l'anachorète est une personne (le plus souvent un moine) qui a fait le choix d'une vie spirituelle dans la solitude et le recueillement. Les ermites étaient à l'origine appelés anachorètes (du grec ἀναχωρέω), l'anachorétisme (ou érémitisme) étant l'opposé du cénobitisme.
L'ermite partage le plus souvent sa vie entre la prière, la méditation, l'ascèse et le travail. Dans l'isolement volontaire, il est à la recherche ou à l'écoute de vérités supérieures ou de principes essentiels. L'expérience érémitique, dans sa composante spirituelle, s'approche souvent du mysticisme.

Escrémie Lutte au bâton ou à l'épée.
Esterlin ou Esterling (latin médiéval esterlingus) Ancien poids monétaire connu dès le XIIe s. en Écosse et valant 1/20 de l'once.
Monnaie d'argent, encore dite denier sterling, apparue en Angleterre au XIIIe s. (Elle fut imitée dans divers pays d'Europe du Nord.)
Etole L'étole, dérivé du latin stola qui signifie longue robe, lui-même du grec στολη (stolē), est un ornement liturgique de l'évêque, du prêtre et du diacre. Elle est l'insigne par excellence de la prêtrise.
Étrésillon Pièce de bois (ou parfois de maçonnerie) soutenant les parois d'une fouille, d'une tranchée, d'une mine qui risquent de s'effondrer, ou étayant, dans un bâtiment, un élément de construction.
Eucharistie Le terme Eucharistie (en grec ancien εὐχαριστία / eukharistía, « action de grâce ») désigne, pour les chrétiens, la célébration ou le mémorial de la mort et de la résurrection de Jésus de Nazareth, à travers la proclamation de la Bible et à travers une action de grâce qui culmine avec le partage des éléments eucharistiques - le pain et le vin - qui sont, pour les chrétiens, le corps et le sang du Christ, offert en sacrifice sur la croix et ressuscité. L’Eucharistie est, pour les catholiques, l’actualisation de ce sacrifice. Elle se fonde sur la Cène, le dernier repas de Jésus avec ses apôtres.
Ex-voto Un ex-voto est une offrande faite à un dieu en demande d'une grâce ou en remerciement d'une grâce obtenue.
Exégèse L'exégèse (exégesis (ἐξήγησις) en grec : « mener hors de ») est, en philologie , une étude approfondie et critique d'un texte.
 
Fenêtre maestra Fenêtre "maitresse", c'est à dire large et belle ouverture située à l'étage noble dans les maisons anciennes.
Feu Unité familiale (en Corse : 3,5 à 5 personnes en moyenne) servant de base à la collecte de l'impôt.
Feudataire Titulaire d'un fief, dépendant à ce titre d'un suzerain. Tout feudataire pouvoit prendre les armes contre son seigneur pour déni de justice, ou pour vengeance de famille.
Fibule Agrafe maintenant les pans d'un vêtement sur l'épaule ou la poitrine. Elle prend souvent la forme d'un bijou.
Flèche Sommet effilé d'une tour, d'un clocher.
Fleuron Petit ornement isolé, inspiré d'une fleur et transposé dans un sens ornemental.
Fonts baptismaux Les fonts baptismaux servent typiquement aux baptêmes par aspersion. Les fonts les plus simples ont un pilier de 1,5 m avec un support pour un bassin d'eau. Les matériaux taillés et sculptés varient considérablement, allant du marbre au métal ou au bois. La forme peut varier. Beaucoup de fonts baptismaux ont huit côtés pour rappeler la nouvelle création et peut-être pour faire un lien avec la pratique de la circoncision[réf. nécessaire], qui a traditionnellement lieu le huitième jour. Certains fonts ont trois côtés, en rappel de la Sainte Trinité du Père, Fils et Esprit Saint. Ils sont parfois placés devant la nef de l'église pour rappeler aux fidèles leur baptême, qui représente leur entrée dans l'Église. Dans plusieurs églises du Moyen Âge et de la Renaissance, une chapelle spéciale ou même un bâtiment dédié, dit « baptistère », abritait les fonts baptismaux.
Forgerie Le terme de forgerie est propre à l'expertise en écritures. Il s'agit du fait de fabriquer un faux en écriture de toutes pièces, en réutilisant des parties authentiques existantes, auxquelles des parties forgées sont ajoutées habilement de façon à laisser croire que l'ensemble serait authentique.
Fourrageur Cavalier qui va sur le terrain ennemi faire provision de fourrage, nourrir ses chevaux.
frontispice Façade principale d'un grand édifice.
Fronton Couronnement d'un édifice ou d'une partie d'édifice consistant en une corniche moulurée triangulaire ou courbée.
 
Gâble Pignon aigu souvent décoratif, ajouré ou orné, surmontant l'arc d'une baie.
Galée Ancien nom des bâtiments de mer nommés plus tard galères. ( Du latin galea. )
Gargouille Sculpture en saillie par laquelle l'eau de pluie s'écoule à distance des murs.
Géminée Arcade géminée - Arcade offrant l'aspect de deux arcades jumelles juxtaposées formée par deux demi-cercles tangents par l'une de leurs extrémités
Gemme Pierre précieuse. Croix gemmée : croix ornée de pierres précieuses.
Genèse Du grec Γένεσις, « naissance », « commencement », « source », « origine », « cause ».
Gigue Instrument de musique à cordes frottées, au manche formé par le prolongement de la caisse sonore et dont la forme rappelle la mandoline. La gigue [vielle à archet] (...) la plus petite de toutes [les vielles] (Grillet, Ancêtres violon,1901, p. xxiv).
Gisant Statue funéraire représentant un personnage étendu, le plus souvent les mains jointes.
Gonfanon Le gonfanon ou gonfalon (en ancien français, confenons) est un morceau d'étoffe quadrangulaire, comme la bannière, ou terminé par des pointes. Il était attaché à la hampe ou au fer d'une lance et pouvait y être enroulé.
Gothique Art gothique primitif (1140-1190), classique (1190-1240), rayonnant (1240-1350), flamboyant (1350-1500).
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Grandes Compagnies Soldats mercenaires recrutés pendant la guerre de cent ans qui, n'étant plus "soldés" après la défaite de Poitiers en 1356, s'organisèrent en bandes pour piller le royaume de France, et particulièrement la riche Provence.
Griffon Le griffon ou grype est une créature légendaire présente dans plusieurs cultures anciennes. Il est imaginé et représenté avec une forme tenant de l'aigle à l'avant (tête, ailes et serres) et du lion à l'arrière. Avec quelquefois des variantes le griffon gardera de tout temps la particularité reconnaissable d'être hiéracocéphale.
Guimpe Morceau de toile dont les religieuses se servent pour se couvrir le cou et la poitrine.
Guisarme Moyan âge. Arme d'hast, destinée aux gens de pied, dont le fer qui comprend un long taillant légèrement convexe en son milieu, est muni d'un crochet du côté de ce taillant, d'une forte pointe au revers, et se prolonge en une lame destinée à donner des coups d'estoc.
 
Hagiographie

L'hagiographie (du grec ancien ἅγιος hagios, « saint », et γράφω graphô, « écrire ») est l'écriture de la vie et/ou de l'œuvre des saints. Pour un texte particulier, on ne parle que rarement d'« une hagiographie » (sauf dans le sens figuré), mais plutôt d'un texte hagiographique ou tout simplement d'une vie de saint. Le texte hagiographique étant destiné à être lu, soit lors de l'office des moines soit en public dans le cadre de la prédication, on lui donne souvent le nom de légende (du latin legenda, « ce qui doit être lu »).Un texte hagiographique recouvre plusieurs genres littéraires ou artistiques parmi lesquels on compte en premier lieu la vita, c'est-à-dire le récit biographique de la vie du saint. Une fresque à épisode est également une hagiographie, de même qu'une simple notice résumant la vie du bienheureux.Par rapport à une biographie, l'hagiographie est un genre littéraire qui veut mettre en avant le caractère de sainteté du personnage dont on raconte la vie. L'écrivain, l'hagiographe n'a pas d'abord une démarche d'historien, surtout lorsque le genre hagiographique s'est déployé. Aussi les hagiographies anciennes sont parsemées de passages merveilleux à l'historicité douteuse. De plus, des typologies de saints existaient au Moyen Âge, ce qui a conduit les hagiographes à se conformer à ces modèles et à faire de nombreux emprunts à des récits antérieurs.

Heure des prières Dans les monastères, les heures de prières sont généralement répartie de la façon suivante :
Tierce à 3h00, Sexte vers midi, None l'après-midi, Vêpres le soir.
Heurtoir

Un heurtoir ou marteau de porte est un accessoire fixé sur la face extérieure d'une porte d'entrée, à hauteur d'homme, dont une partie est articulée et peut être frappée sur le reste de l'objet ou sur la porte afin d'émettre un bruit, et ainsi permettre aux visiteurs de signaler leur présence aux occupants.

Hiéracocéphale Les hiéracocéphales sont, en particulier en égyptologie, des divinités et des créatures humanoïdes à tête de faucon.
Hodoghetria Vierge à l'Enfant de la tradition byzantine.
Hoqueton Longue casaque brodée à manches, portée du Moyen Âge à la Révolution par les archers de la prévôté, les gardes.
Hostie L'hostie, dans les rites liturgiques chrétiens, est du pain que l'officiant consacre pendant la célébration de l'Eucharistie en vue de la comunion.L'hostie fut aussi appelée oblata, oiste en ancien français, oublie, pain d'autel, pain à chanter, pain des anges, pain de communion, agneau, nebula, neulle et nieulle (en Flandre).
Hypocauste Un hypocauste est le nom donné au système de chauffage par le sol utilisé à l'époque romaine et gallo-romaine surtout dans les thermes romains.
 
Ichtus L'ichtus (du grec ancien (« poisson »)) est un symbole chrétien utilisé du Ier siècle au IVe siècle, devenu au XXe siècle un symbole graphique représentant un poisson formé de deux arcs de cercle, ainsi qu'un acronyme (ou un acrostiche).
Iconographie Le terme iconographie apparaît dans la langue française en 1547. Son étymologie vient du grec ancien "ikon" : image, et graphein" : écrire. Le terme est utilisé aujourd'hui pour désigner :
- la description et l'interprétation d'œuvres appartenant aux arts visuels
- l'ensemble des représentations d'un même sujet ou autour d'un même thème
- le corpus d'illustrations accompagnant une publication ou une exposition.
Iconostase

Une iconostase est une cloison, de bois ou de pierre, qui, dans les églises de rite byzantin, particulièrement orthodoxes, sépare les lieux où se tient le clergé célébrant (sanctuaire, prothèse et diaconicum) du reste de l'église où se tiennent le chœur, le clergé non célébrant et les fidèles.
Elle cache les célébrants aux regards de l'assemblée pour présenter à leur place des icônes, selon un programme bien précis. Une iconostase est en général considérée comme une porte vers le monde divin.
NOTA : Il ne faut pas confondre l'iconostase et le jubé, qui sert à séparer le chœur de la nef, dans les églises catholiques de rite occidental. Il n'est pas revêtu d'icônes mais il sert d'ambon, de tribune, pour les lecteurs de l'Épître et de l'Évangile.

Imposte Bandeau mouluré supportant la retombée d'un arc.
Indulgence

Dans l'Église catholique romaine, l’indulgence (du latin indulgere, « accorder ») est la rémission totale ou partielle devant Dieu de la peine temporelle encourue en raison d'un péché déjà pardonné.Le Code de droit canonique consacre aux indulgences le chapitre IV du titre IV portant sur le sacrement de pénitence. Le canon 992 définit l'indulgence comme : « la rémission devant Dieu de la peine temporelle due pour les péchés dont la faute est déjà effacée, rémission que le fidèle bien disposé obtient à certaines conditions déterminées, par l'action de l'Église, laquelle, en tant que dispensatrice de la rédemption, distribue et applique par son autorité le trésor des satisfactions du Christ et des saints ». Cette définition est tirée de l'encyclique Indulgentiarum doctrina de Paul VI et reprise dans le Catéchisme de l'Église catholique au point 1471 suivie d'une explication.

Intrados

L'intrados est soit la face inférieure d'une voûte ou d'un arc, soit la face inférieure d'un claveau.

 
Jacquemart

Un jacquemart ou jaquemart est un automate d'art représentant un personnage sculpté en bois ou en métal, qui indique les heures en frappant une cloche avec un marteau.

Jubé Dans une église, le jubé est une tribune et une clôture de pierre ou de bois séparant le chœur liturgique de la nef. Il tient son nom du premier mot de la formule latine « jube, domine, benedicere » (« daigne, Seigneur, me bénir ») qu'employait le lecteur avant les leçons de Matines.
 
   
 
Labrum Nom générique donné à tout vase qui est fait avec un bord plein et rond, se relevant à l'extérieur comme la lèvre humaine : c'est de cette ressemblance que lui vient son nom.
Labyrinthe Pavage polychrome symbolisant la montée du Christ au Calvaire, que les fidèles suivaient à genoux pour gagner des indulgences. Dans l'esprit médiéval, le labyrinthe des cathédrales sert à glorifier l'œuvre des architectes, en référence à l'histoire mythologique de Dédale et du Minotaure (Ovide, Les Métamorphoses). Voir celui de la cathédrale de Chartres
Laïs Du nom d'un poème d'amour courtois du Moyen Âge
Lancette

Une lancette est une ogive de style gothique de forme très allongée. Arc en tiers-point surhaussé, sa forme ressemble à l’extrémité d’un fer de lance.
L'ogive en lancette est formée par deux arcs de cercle dont les centres sont à une grande distance l’un de l’autre.

Lanterne
Lanterneau
Lanternon
Un lanterneau est une tourelle ajourée, souvent garnie de colonnettes, surmontant un dôme éclairant un édifice par le haut.
On parle dans le cas d'une petite lanterne de lanternon ou de lanterneau. Le lanternon est une structure de plan carré ou rectangulaire, percée de fenêtres, de forme plutôt élancée, tandis que le lanterneau est d'une forme basse.
Une tour-lanterne est une tour ajourée et percée de fenêtres, surmontée d'une coupole, d'un toit ou d'une flèche en charpente ou en pierre, qui s'élève à la croisée du transept d'une église.
Dans l'architecture religieuse musulmane, une lanterne ou un lanternon est un édicule qui forme souvent la partie terminale d'un minaret.
Pendant la Renaissance française, les lanternes ont couronné des escaliers (exemple : Château de Chambord) ou couronné des massifs d'arc-boutant.
Les lanternes font également référence à l'élément d'angle de certains immeubles du type haussmannien.
Lanterne des morts Une lanterne des morts est un édifice maçonné, de forme variable, souvent élancé, en forme de tour, généralement creux et surmonté d'un pavillon ajouré (au moins trois ouvertures), dans lequel, au crépuscule, on hissait, souvent avec un système de poulies, une lampe allumée, supposée servir de guide aux défunts.
La lanterne des morts se distingue donc de la croix hosannière, monument funéraire dont la colonne est pleine et toujours surmontée d'une croix.
Larmier

Le larmier est la partie saillante transversale basse de la charpente d'une corniche, d'un bandeau ou d'un appui de fenêtre en façade qui a pour fonction d'éviter l'infiltration de l'eau de pluie par la cannelure en creux appelée goutte d'eau.

Lavabo Grande vasque en pierre ou en marbre répandant l’eau par une quantité de petits orifices, percés autour de ses bords, dans un bassin inférieur, et destiné aux ablutions ; par extension, le nom de lavabo a été donné à la salle ou à l’aire au milieu de laquelle s’élevait la fontaine. La plupart des cloîtres de religieux possédaient un lavabo. Quelquefois le lavabo était posé au centre du préau, à ciel ouvert, plus fréquemment le long d’une des galeries du cloître ou dans un angle, et alors le lavabo était couvert.
Layage Aspect strié d'un parement laissé après dressage à l'aide d'une laie (marteau de tailleur de pierres à un ou deux tranchants).
Le nombre quatre Le nombre quatre incarne le sens de la révélation et de la stabilité. Le quatre est le nombre de l'organisation et du rythme parfait. Il est considéré comme le lien entre l'univers terrestre et l'énergie spirituelle.
Les évangélistes, les animeaux ailés du tétramorphe, les sceaux, les cavaliers des fleaux majeurs et les anges destructeurs de l'Apocalypse, les fleuves du Paradis, les rangs de pierres précieuses du pectoral du grand prêtre du temple, les hommes dans la fournaise de Daniel, etc...
[source : Symbolisme dans l'art roman. G.Gambier. La Taillanderie. Oct.2012]
Légende dorée (la) La Legenda aurea a été rédigée vers 1263 par le dominicain Jacques de Voragine (Jacopo di Varazza), archevêque de Gênes. L'auteur a cherché à developper le conflit entre Dieu et l'esprit du Mal au moyen d'une série de biographies édifiantes de saints personnages. Le termr legenda ne doit pas être interprété comme une légende mais signifie étymologiquement "qui doit être lu", c'est à dire l'exemple à suivre.
Léproserie Une léproserie (ladrerie ou maladrerie) est un lieu d'isolement et de prise en charge des malades de la lèpre. Le premier hôpital du monde musulman, et du monde, a été créé pour traiter les patients atteints de la lèpre ainsi que pour les isoler du reste de la population, vers l'année 700. Ce premier bimaristan a été fondé à Damas sous le règne du calife omeyyade Abd al-Malik.
Lésène Bande verticale de faible relief pratiquée dans l'épaisseur d'un mur.
Léviathan Le léviathan est un monstre marin évoqué dans la bible, au livre de Job dont le nom désigne un monstre colossal. Il peut être considéré comme l'évocation d'un cataclysme terrifiant capable de modifier la planète, et d'en bousculer l'ordre et la géographie sinon d'anéantir le monde. Il serait l'un des 4 monstres "présents" au Banquet de l'Apocalypse.
Limagne

La Limagne (en occitan Limanha) est une grande plaine de la région d'Auvergne. Elle se situe autour de la vallée de l'Allier, à l'Est de Clermont-Ferrand, essentiellement dans le département du Puy-de-Dôme.
Au sud, on distingue les Limagnes d'Issoire et de Brioude, qui sont moins étendues et qui se développent aussi le long de l'Allier.
Au nord se trouve la Limagne bourbonnaise.
Le nom de Limagne peut donc désigner l’ensemble des quatre plaines ou seulement la grande plaine située à l’est de Clermont-Ferrand. Cette dernière est aussi appelée « Grande Limagne » pour la distinguer des trois autres.

Linteau

Le linteau est un élément architectural qui sert à soutenir la maçonnerie ou les matériaux du mur au-dessus d'une baie, d'une porte, ou d'une fenêtre. Le linteau peut servir de base à un tympan et un arc de décharge peut être placé au-dessus du linteau pour reporter le poids du mur au-dessus sur les jambages et décharger ainsi le linteau. Le plus souvent en pierre, il peut être monolithe ou clavé avec une plate-bande.

Lisses, Lices Espace entouré de palissades où se déroulaient les tournois, les joutes au Moyen Âge.
Enceinte extérieure faite de palissades défendant l'accès des châteaux-forts; l'espace entre le rempart et cette enceinte.
Lutrin Le lutrin est un petit meuble pour lire ou écrire commodément un livre. Il est particulièrement utile si l'ouvrage est volumineux ou précieux et bien sûr s'il ne peut être tenu à la main (par exemple au cours d'une cérémonie religieuse).
 
Mâchicoulis Un mâchicoulis est une ouverture pratiquée dans le sol d'un chemin de ronde. Ce système défensif était répandu au Moyen Âge et servait à jeter divers matériaux pour défendre le pied des fortifications. (Piumbatoghju en Corse)
Maître-autel Autel principal d'une église et situé dans le chœur.
Mandement Ordre écrit qu'on fait tenir à quelqu'un.
Ordre royal aux autorités locales. On exigeait, pour authentifier ce privilège de franc salé, un mandement du roi vérifié par la Chambre des comptes.
Ordre donné par une autorité. En règle générale, on avait une entière confiance en son esprit familier qu'on considérait comme son «père», et ce lien constituait la base de la foi d'un individu.
Ordonnance ou notification qu'un évêque fait publier dans son diocèse.
Mandorle Le mot mandorle vient de litalien mandorla qui signifie amande. Il désigne une figure en forme d’ovale ou d'amande dans laquelle s’inscrivent des personnages sacrés : le plus souvent le Christ, mais aussi la Vierge Marie ou les saints.
Manécanterie Historiquement, une manécanterie désigne un type particulier de chœur d'enfants uniquement composé de garçons, rattaché à une cathédrale ou une grande paroisse et géré par le clergé. À la Renaissance, les manécanteries sont de prestigieuses écoles où les enfants reçoivent une éducation de haut niveau, non seulement dans le domaine musical, mais également dans le domaine religieux, ce qui permet aux élèves sortants d'occuper des postes importants dans l'Église.
Manipule Le manipule est une bande d'étoffe de la même matière et de même couleur que la chasuble, portée au bras gauche par le prêtre, le diacre et le sous-diacre, du IXe siècle jusqu'à la promulgation du missel de 1969.
Manteau Construction refermant le foyer de cheminée et faisant avant-corps.
Martyrium On appelait ainsi les édifices élevés sur les tombes ou les lieux de supplice des martyrs.
Mascaron En architecture, un mascaron est un ornement représentant généralement une figure humaine parfois effrayante dont la fonction était, à l'origine, d'éloigner les mauvais esprits afin qu'ils ne pénètrent pas dans la demeure. Ils sont souvent apposés sur la clef de voûte des arcs des fenêtres ou des portes ou sur les linteaux. Certains mascarons apposés sur une fontaine crachent de l'eau.
May Les « Mays » désignent les tableaux dont un était commandé chaque année entre 1630 et 1707 (à l'exception des années 1683 et 1694) par la corporation des orfèvres pour qu'il soit offert, dans les premiers jours de mai, à la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Meneau Les meneaux sont des montants et compartiments de pierre de taille, ou assemblages de pièces de bois, divisant en plusieurs vides la surface d’une fenêtre des monuments de style gothique ou Renaissance. À cette époque le vide des croisées était divisé par des meneaux, composés de montants (partie verticale) et de traverses (partie horizontale), se coupant à angle droit. (Voir aussi trumeau)
Mère Eglise Nom attribué à la représentation de Marie pour certaines figurations de la Vierge à l'Enfant, par assimilation du personnage marial à la communoté, l'Ecclesia.
Merlon Partie pleine entre deux créneaux.
Métope Une métope est un panneau architectural de forme rectangulaire, le plus souvent décoré de reliefs. Elle est située au-dessus de l'architrave, en alternance avec les triglyphes (dans l'ordre dorique). L'ensemble forme une frise.
Métropolitain Archevêque assurant un rôle de coordination entre les évêques des diocèses qui composent la province ecclésiastique ;
Meurtrière Une meurtrière (ou archère, archière, raière ainsi qu’arbalétrière après l'invention de l'arbalète) est une ouverture pratiquée dans une muraille défensive pour permettre l'observation et l'envoi de projectiles.
Mitre La mitre est la coiffure liturgique, distinctive des hauts prélats de l'Église catholique ayant charge pastorale, c'est-à-dire les évêques et les abbés.
Modillon Un modillon est un élément d' architecture qui sert à soutenir une corniche. Il se différencie du corbeau par le fait qu'il est sculpté. Il y en a de très nombreux exemples, en particulier sur les églises romanes.
Monachisme

Le monachisme est l'état et le mode de vie de personnes qui ont prononcé des vœux de religion, et font partie d’un ordre dont les membres vivent sous une règle commune, séparés du monde, les moines (moniales au féminin). Le mot vient du grec ancien monos qui signifie « solitaire » et plus particulièrement « célibataire ».
Moine du grec monos (seul)
Ermite du grec eremos (solitaire)
Anachorètes du grec anachorein (se retirer)

Monastère Le monastère (du grec monos, seul), est un ensemble de bâtiments où habitent une communauté de moines et moniales.
On parle également d'abbaye ou de prieuré. Ces deux derniers sont des monastères, le premier comportant un nombre de moines plus importante que le second. Souvent, le prieuré est dépendant d'une abbaye. Les monastère des ordres militaires du Moyen Âge sont appelés commanderie.
Mur bahut Mur bas; désigne dans les cloîtres le mur portant l'arcadure séparant les galeries de la cour.
Mur gouttereau Mur recevant les pentes du toit qui porte les goutières, par opposition au mur pignon.
 
Narthex Portique ou vestibule transversal, à l'entrée de certaine églises paléochrétiennes et médiévales, ou se tenaient les catéchumènes et les pénitents.
Nécropole

Le terme nécropole — du grec nécros, mort et polis, cité, « cité des morts » — a plusieurs sens :
c’est d'abord un ensemble de sépultures monumentales agglomérées ;
c’est ensuite un groupement de nombreuses tombes (sens fréquemment employé en archéologie) ;
une nécropole princière est un lieu, fréquemment un monastère ou une abbaye, où les princes d’une dynastie ou d’un État ont coutume de se faire inhumer.

Nef Partie d'une église de plan allongé qui s'étend depuis le chœur ou le transept jusqu'à la façade principale ou au narthex; chacun des vaisseaux susceptibles de composer cette partie.
Nimbe Un nimbe est un cercle, un disque de lumière, que les peintres et les sculpteurs placent, depuis l'Antiquité égyptienne, autour de la tête des personnages sacrés, des héros divinisés, de Dieu ou des saints.
 
Obituaire Un obituaire (nom et adjectif, du latin obitus : mort, décès) est un registre renfermant le nom des morts et la date anniversaire de leur sépulture afin de célébrer des offices religieux pour le repos de leur âme.
Oculus Petite ouverture de forme circulaire.
Offertoire Dans la liturgie, partie de la messe ou le célébrant fait l'offrande du pain et du vin.
Office de Saint-georges Institution financière à laquelle la république de Gènes délégua la gestion de la Corse de 1453 à 1562.
Ogive Arc diagonal sur lequel repose la voûte.
Olifant L'olifant (anciennement (oliphant) est un instrument de musique à vent de la famille des cornes. C'est un cor d'une grande dimension, fait habituellement d'une défense d' éléphant garnie de viroles de métal pour la suspendre. L'olifant était un cor de guerre et de chasse, il servait à donner des signaux, à rallier les troupes, à annoncer l'approche d'un ennemi.
Onciale Calligraphie de l'écriture latine, proche de nos minuscules actuelles.
Ora et labora (en français : prie et travaille) est une expression latine qui est venue à exprimer la vocation et vie monastique bénédictine de louange divine alliée au travail manuel quotidien. D’origine récente (XIXe siècle) l’expression ne se trouve pas dans la règle de saint Benoît qui, à la louange et au travail ajoute en fait un troisième ‘pilier’ de la vie monastique : la ''lectio divina'' (étude méditative de l’Écriture Sainte).
Orant Statue funéraire représentant un personnage en pierre, à genoux et les mains jointes.
Oratoire Un oratoire est à la base une chapelle, un lieu de dévotion invoquant la protection divine. Plus précisément, ce terme désigne un petit monument voué au culte d'un saint ou d'une sainte représenté par une statuette ou parfois tout simplement par une simple plaque à son image ou une croix.
Ordo (pl. ordines) : livre liturgique contenant les textes des prières à réciter ou à chanter, ainsi qu'une brève description des gestes ou attitudes à avoir.
Ordre des bénédictins L’ordre de Saint-Benoît (o.s.b.), plus connu sous le nom dordre des bénédictins, a été fondé en 529 par saint Benoît de Nursie (480-547). Ce n'est pas le plus ancien d'Occident (Cf. la Règle des moines de Saint Augustin, la fondation de Ligugé par Saint Martin et de Saint-Victor de Marseille par Jean Cassien, et la laus perennis en 515 à l’abbaye de Saint-Maurice d'Agaune) mais c'est celui qui a connu le plus large succès ; ses membres suivent la Règle de Saint Benoît et appartiennent à la Confédération bénédictine.
Ordre cistercien L’ordre cistercien (Ordo cisterciensis, o.cist.), également connu sous le nom d’ordre de Cîteaux ou encore de saint ordre de Cîteaux (Sacer ordo cisterciensis, s.o.c.) est un ordre monastique chrétien réformé, dont l'origine remonte à la fondation de l'abbaye de Cîteaux par Robert de Molesme en 1098.
Ordre Clunisien L’ordre de Cluny (ou ordre clunisien) est un ordre bénédictin. Il a été créé par Guillaume Ier, duc d'Aquitaine et comte de Mâcon, par un acte rédigé à Bourges le 11 septembre 909 (ou 910) donnant le domaine de Cluny « aux apôtres Pierre et Paul », à savoir l'Église romaine, pour y fonder un monastère de douze moines. Le monastère est situé dans le Mâconnais.
Ordres réguliers S'applique aux moines vivant selon la règle de saint Benoît, de saint Augustin ou des Frères prêcheurs.
Orfroi Parement d'or ou d'argent, souvent enrichi de pierres précieuses, appliqué sur un vêtement.
Orthonormé Plan construit à partir d'axes se coupant à angle droit.
Ouroboros Uroborus en latin signifie "qui se mord la queue"
 
Pallium Le pallium (du latin pallium et du grec pallion qui désignait dans l'Antiquité un manteau) est une étole de laine blanche brodée de six croix noires (ou, au Moyen-Âge et plus récemment, rouge). Elle est utilisée par le pape, les primats et les archevêques qui la portent autour du cou, par-dessus la chasuble pendant les célébrations liturgiques.
Palmette

La palmette est un motif décoratif en forme de feuille de palmier.
Les palmettes peuvent prendre différentes formes : larges (on dit "grasses") et lobées, ou au contraire plus effilées, à un lobe ou deux (palmette bifide).
On combine fréquemment la palmette au rinceau : motif en forme de rameau

Parabole Les paraboles (du grec παραβολή) des évangiles sont des récits allégoriques faits par Jésus de Nazareth et présentant un enseignement moral et religieux.
Pastorale Transmission des croyances et des modèles de comportement par les frères et les clercs.
Pastoureau - elle Au Moyen Âge, membre d'un mouvement de paysans insurgés, dont le but originel était de provoquer une croisade populaire, qui dévasta la France du Nord au Sud.
Patène Monture en or et pierreries.
Penture

Une penture est une pièce de quincaillerie. C'est un morceau de fer plat replié en rond à une extrémité de manière à y former un œil destiné à recevoir le mamelon d'un gond. Elle est attachée sur la surface d'une porte ou d'un contrevent, de manière à la suspendre solidement et à la faire mouvoir, tout en la maintenant bien stable. Les pentures sont clouées ou boulonnées aux vantaux.Certaines pentures de monuments prestigieux peuvent revêtir une extrême complexité et constituent de véritables chefs-d'œuvre de ferronnerie, telles celles qui ornent les vantaux des trois portails occidentaux de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Phylactère Un phylactère est, dans l'art chrétien médiéval, un moyen graphique semblable à une petite banderole, sur laquelle se déploient les paroles prononcées par le personnage que l'on représente.
Piédroit Chacune des parties latérales verticales qui supportent la naissance d'une voûte ou d'un arc.
Piève Circonscription administrative et religieuse, instaurée avec la domination pisane, qui subdivise un diocèse. Sur le plan religieux, elle est remplacée par la paroisse; sur le plan administratif, elle l'est par le canton, en 1790. Par extension, désigne l'église principale du territoire, qui possède l'exclusivité de la fonction baptismale.
Pilastre Pilier engagé dans un mur, formant une faible saillie et à arêtes vives.
Plébéienne La plèbe (du latin plebs, plebis) est une partie du nombreux (populus) romain, c-à-d les citoyens romains, distincts des esclaves. La plèbe — les plébéiens — se définit par opposition aux patriciens ou plus tard à la nobilitas : c’est la partie du peuple qui s'oppose à l'organisation oligarchique de la cité. Dans le langage courant, la plèbe désigne la population.
Plein-cintre Le cintre est une ferme provisoire en bois, destinée à soutenir les voussoirs d'un arc ou d'une voûte pendant sa construction. Sur les cintres sont placées des planches appelées couchis. Le cintrage est l'opération qui consiste à construire un cintre, le décintrement est l'opération inverse. Le tassement de la voûte ou de l'arc intervient normalement après le décintrement.« En plein cintre » se dit pour un arc dont la courbe correspond à un demi-cercle : voûte ou arcade en plein cintre de l'art roman, par opposition à arc brisé ou ogive.
Pleurant Sculpture funéraire représentant un personnage marqué par la tristesse.
Poivrière Parfois appelée "tourelle", la poivrière est une guérite de maçonnerie à toit conique placée en encorbellement à l'angle d'un bastion, de châteaux forts, de tours, de maisons ou de ponts.
La fonction première de la poivrière était de surveiller les abords de ces constructions.
Voir aussi : échauguette
Polychrome La polychromie (du grec πολυχρωμία, πολύ (poly) = plusieurs ; χρώμα (khrôma) = couleurs) est l'état d'un corps dont les parties offrent des couleurs diverses. Elle s'oppose à la monochromie. L'adjectif polychrome s'emploie pour parler de statue polychrome, de toiture polychrome, de peinture polychrome, de marbre polychrome.
Polylobé L'adjectif polylobé est un néologisme s'appliquant à des feuilles (botanique) ou à des arcs (architecture) présentant plusieurs lobes.
Polymorphe Du grec ancien πολλοί (polloí) qui signifie « plusieurs » et μορφος (morphos) qui signifie « forme ».
Polyptyque Un polyptyque est un ensemble de panneaux peints (voire sculptés), articulé ou non, exposant en peinture chrétienne plusieurs épisodes d'une même histoire sacrée.
Porche Construction ouverte ou fermée à l'entrée de la nef.
Porphyre Le Porphyre, une roche magmatique.
Pouvoir métropolitain Pouvoir conférant à un archevêque la capacité de nommer des évêques.
Preau De prael, "petit pré". Cour intérieure du cloître, bordée par les galeries couvertes.
Prébende Revenu ecclésiastique provenant à l'origine du partage de la mense capitulaire et destiné à l'entretien d'un chanoine séculier, mais qui peut être attribué à un autre clerc ou même transféré à un laïc. Prébende canoniale ou canonicale; recevoir, toucher une prébende.
Prédelle

La prédelle est la partie inférieure d'un retable polyptyque, développée horizontalement, qui sert de support aux panneaux principaux. Elle peut être composée d'une seule planche en longueur, ou de plusieurs éléments.Composées généralement de plusieurs scènes complétant le ou les panneaux principaux du retable polyptyque, elles ont été souvent vouées à la dispersion première de leurs éléments après le démembrement ou démantèlement fréquent de la totalité de l'œuvre.

Prémontrés L'ordre des chanoines réguliers de Prémontré, appelé couramment prémontrés, plus rarement norbertins, est un ordre canonial catholique fondé par saint Norbert de Xanten au début du XIIe siècle. La désignation O.Praem (Ordo Praemonstratensis) est apposée à la suite des noms des religieux prémontrés.
Presbytère Le presbytère (du latin presbyterium, du grec presbuteros : ordre ou sacerdoce des prêtres, d’où lieu de vie des prêtres) est l’habitation du curé. Il est souvent situé à proximité des églises paroissiales ; dans certaines localités, ses qualités architecturales ou son importance historique ont pu amener à le classer au titre des Monuments historiques.
Préside Place forte édifiée par les Génois pour y accueillir une garnison ou une colonie. Gênes leur reconnaissait un statut particulier et certains privilèges.
Prévôt Officier laic ou ecclésiastique chargé de gérer des biens pour le compte d'un maître (roi, prince, abbaye, chapitre).
Prieuré Le prieuré est généralement un établissement religieux créé par une abbaye plus importante sur un domaine foncier qui lui a été donné; il est desservi par des moines de cette abbaye qui en gèrent le temporel sur place et envoient les revenus à leur abbaye. Les prieurés sont dotés d'églises construites et entretenues par l'abbaye-mère. Le prieur est présenté soit par le patron, c'est-à-dire l'ayant-droit du fondateur primitif de l'église, soit par un chapitre, puis nommé par l'abbé dont il dépend. Il peut avoir avec lui d'un seul à plusieurs dizaines de religieux.
Primat Un Primat est un archevêque qui, en vertu d'anciens droits (la "primatie"), possède une suprématie sur tous les évêques ou archevêchés, correspondant généralement à une nation. Il s'agit d'un héritage de l'histoire et d'une primauté essentiellement honorifique, qui peut néanmoins avoir un effet symbolique réel.
Primatiale La Primatie, du latin prima sedes episcoporum, est la dignité d'un « primat », évêque qui possède une suprématie, au moins honorifique, sur tous les évêques et archevêques d'une région.
Le terme désigne aussi l'étendue du ressort de la juridiction ecclésiastique du primat, et le siège de cette juridiction. L'église cathédrale du primat reçoit le titre de « primatiale ».
Priorale Eglise d'un prieuré.
Prophylactique Qui prévient la maladie; terme utilisé pour désigner les saints protecteurs ou guérisseurs des grandes épidémies comme la peste (saint Sébastien, saint Roch, saint Antoine Abbé)

Protomartyr

Le personnage de saint Étienne, premier martyr de la chrétienté - ou protomartyr, apparaît comme étant à l’origine du culte des saints.Son nom provient du grec St?fa??? (Stephanos), « couronné » ou encore, selon Jacques de Voragine dans La Légende dorée, du mot hébreu pour « norme ». Ce nom est d’ailleurs repris de manière plus fidèle en anglais (Stephen) ou en néerlandais (Stefaan).

Prothyron Dans la maison romaine, pièce de l'entrée, dans l'architecture romane, petit édicule placé devant le portail d'une église et formé de deux colonnes, reposant souvent sur des statues de lions couchés (stylophores), et soutenant une voûte en berceau.
Psaume Un psaume est une prière poétique de la Bible, composée de plusieurs versets. La plupart des Psaumes ont été regroupés, très probablement pour l'usage liturgique juif d'abord, chrétien aussi par la suite, dans le livre des Psaumes (en hébreu Tehilim (תהילים, « Louanges »). Le roi David lui-même, au début du Xe siècle avant notre ère, en aurait écrit un certain nombre. Les Psaumes sont des chants et des louanges dediés à l'Eternel , des poèmes de David et d'autres...
Psautier Recueil des psaumes formant l'un des livres de la Bible hébraïque.
Phylactère Un phylactère est, dans l'art chrétien médiéval, un moyen graphique semblable à une petite banderole, sur laquelle se déploient les paroles prononcées par le personnage que l'on représente.
 
Quadrivium Dans le système d'enseignement du Moyen Âge; division des arts libéraux comprenant les quatre disciplines à caractère mathématique suivantes: arithmétique, géométrie, astronomie et musique.
Quintaine Poteau qui servait de cible aux cavaliers pour le maniement des armes et qui pouvait être surmonté d'un écu ou d'un mannequin mobile qui, en tournant, frappait celui qui l'avait touché maladroitement.
 
Rampant Disposé selon une ligne oblique. Arc rampant, dont les deux naissances sont à des hauteurs différentes.
Refectorium Réfectoire.
Regalia Ensemble des objets servant à la cérémonie du sacre des rois de France (anneau, couronne, éperons, sceptre, main de justice et épée). Ces objets étaient conservés à l'abbaye de Saint-Denis (Ile-de-France).
Règle de Saint Benoît Benoît de Nursie († 550), patriarche des moines d'Occident, fêté le 14 mars en Orient et le 21 mars puis le 11 juillet en Occident.
La règle de saint Benoît est une règle monastique écrite par Benoît de Nursie pour guider ses disciples dans la vie monastique communautaire (cénobitisme). La rédaction commença vers 540. Elle règle en détail la vie monastique (modalités liturgiques, de travail, de détente, etc.)
Benoît avait fondé, vers 529, une communauté de moines sur le Mont-Cassin en Italie. Au cours des siècles qui suivirent, cette règle fut progressivement adoptée par un nombre croissant de monastères en Occident ; au-delà de sa grande influence religieuse, elle eut une grande importance dans la formation de la société médiévale, grâce aux idées qu'elle amenait : l'idée d'une constitution écrite, du contrôle de l'autorité par la loi, et de la désignation du détenteur de cette autorité par élection, Benoît ayant voulu que l'abbé soit élu par les frères1. Encore aujourd'hui, plusieurs milliers de moines et moniales à travers le monde s'inspirent de la règle de Saint Benoît.

Benoît d'Aniane ou saint Benoît d'Aniane, né vers 750 en Septimanie, mort en 821, est un aristocrate germanique de l'époque carolingienne, dont l'œuvre de réforme du monachisme est essentielle dans l'essor de l'ordre bénédictin en Europe.
Il a écrit les règles de Benoît d'Aniane (La Regula sancti Benedicti abbatis Anianensis) qui ne constitue pas une règle monastique en tant que telle, mais ne contient au final que des prescriptions complémentaires pour l'application concrète de la règle bénédictine. [Réf : Ordres et Monastères. Kristina Krüger]
Registre Un ensemble de motifs sur un même niveau horizontal, dans une sculpture ou une œuvre peinte.
Remplage Structure intérieure de la baie ; permet de diminuer et de maintenir l'ouverture.
Retable Le retable (du latin retro tabula altaris : en arrière d'autel) est une construction verticale qui porte des décors sculptés ou peints en arrière de la table d'autel. L'étymologie du mot français est la même que l'espagnol retablo, lorsque le terme italien est pala d'altare. Il est fréquent qu'un retable se compose de plusieurs volets, deux pour un diptyque, trois pour un triptyque voire davantage pour un polyptyque.
Reverdie La reverdie est un genre poétique du Moyen Âge. Genre particulier de la chanson des trouvères, caractérisé par son cadre printanier, son aspect poétique, et souvent aussi par la présence de personnages fictifs et allégoriques.
Une reverdie marque un retournement de situation.
Rinceau

Arabesques végétales sculptées ou peintes servant d'ornement dans différents ordres architecturaux et styles décoratifs.Les rinceaux apparaissent dans l'architecture antique dans les décors des toitures (sima) à l'époque grecque, puis dans les frises à l'époque impériale romaine. Lorsqu'ils sont associés à des personnages ou a des animaux, on parle de "rinceaux peuplés". Ce n'est qu'à l'époque médiévale qu'on les retrouve également dans les chapiteaux.

Rose ou rosace Grand vitrail circulaire. Ornement circulaire rayonnant autour d'un centre, décorant le haut de la corbeille d'un chapiteau.
Rote Instrument de musique triangulaire à cordes verticales représenté aussi aux cloîtres de la Daurade à Toulouse et à Moissac.
 
Sacellum Diminutif de sacrum. Petite enceinte ronde ou carrée, consacrée à une divinité, et contenant un autel, mais sans toit. Les particuliers en consacraient souvent ainsi dans leurs propriétés en l'honneur de quelque divinité favorite, comme le faisaient les magistrats, au nom de l'Etat, dans les endroits publics.
Sagittaire Le Sagittaire est le plus souvent représenté par l'animal mythique du Centaure, créature grecque mi-cheval, mi-homme. En réalité c'est un centaure ailé, toutefois le Centaure symbolise bien la dualité du signe du Sagittaire qui doit apprendre à maîtriser sa part animale pour nourrir sa part humaine et lancer sa flèche dans la bonne direction. Bon archer, Artémis lui confiera son arc avant de devenir (en fusionnant avec Astrée) la constellation de la Vierge.
Saint Benoît La règle de saint Benoît fut écrite par Benoît de Nursie (œuvre commencée approximativement vers 529, on ne dispose pas de la date exacte) pour guider ses disciples dans la vie monastique communautaire (cénobitisme). En effet, Benoît avait fondé au début du VIe siècle une communauté de moines sur le Mont-Cassin en Italie. Au cours des siècles qui suivirent, cette règle fut progressivement adoptée par un nombre croissant de monastères en Occident; au-delà de sa grande influence religieuse, elle eut une grande importance dans la formation de la société médiévale, grâce aux idées qu'elle amenait: l'idée d'une constitution écrite, de la limitation de l'autorité par la loi, et de la désignation du détenteur de cette autorité par élection, Benoît ayant voulu que l'abbé soit élu par les frères. Encore aujourd'hui, des dizaines de milliers de moines et de moniales à travers le monde s'appuient sur la spiritualité proposée par la Règle de Saint Benoît.
Salle capitulaire La salle capitulaire, aussi appelée salle du chapitre, est le lieu où les moines se réunissent, tout les matins, pour lire un chapitre de la règle de saint Benoît et traiter des questions de la vie communautaire. Elle servait aussi à l'élection du père abbé. Capitulaire vient du mot latin capitulum, qui veut dire "tête" ou "chapitre". La salle capitulaire est souvent largement ouverte sur le cloître, en contrebas de quelques marches, afin d'offrir une vue plongeante à ceux qui restaient debout à l'extérieur lorsque l'assistance était trop importante pour être contenue dans la pièce.
Salle hypostyle Une salle hypostyle est un espace fermé dont le plafond est soutenu par des colonnes. Le terme « hypostyle » vient du grec ancien hupostulos et signifie en « supporté par des colonnes ». Le terme est fréquent en Égypte antique car il désigne certaines vastes salles des temples mais il est aussi utilisé dans d'autres civilisations telle que l'hellénistique avec le temple d'Eleusis non loin d'Athènes en Grèce.
Sarcophage Le mot sarcophage, après avoir apparemment désigné dans l'Antiquité tous les réceptacles funéraires, donne en français vers l'an 1050 le mot cercueil (par une forte réduction phonétique), qu'on utilise pour parler d'un coffre allongé dans lequel on dépose le corps avant de l'ensevelir, alors que le mot sarcophage est utilisé dès le XVIIe siècle pour désigner les cercueils en pierre.
Scabellum Adorer le lieu où reposent les pieds de quelqu'un (Esa 60 :14) :  Ceux qui vous méprisaient viendront adorer le lieu où voua marchez. Et ailleurs (Ps 118 :5) : Adorate scabellum pedum ejus. Et Isaïe d'une manière encore plus forte (Esa 49 :23) : ils lécheront la poussière de vos pieds.
Scotie

Une scotie est une moulure semi-ovale concave se trouvant au pied d’un fut de colonne et formée de deux portions de courbe. Dénommée aussi trochyle, rond creux ou nacelle, cette moulure offre une ombre fort prononcée entre deux tores.

Scriptorium Ce nom désigne l'atelier dans lequel les moines copistes réalisaient des copies manuscrites.
Sépulcre Tombeau, en parlant des anciens. Les sépulcres de l'Egypte.
Le saint sépulcre, le sépulcre où Jésus-Christ fut déposé après sa mort.
Le Saint-Sépulcre, nom d'une église à Jérusalem contenant, à ce qu'on croit, le sépulcre où fut mis Jésus-Christ.
Chanoine du Saint-Sépulcre, chanoines institués par Godefroy de Bouillon pour desservir cette église.
Chevaliers du Saint-Sépulcre, ordre militaire fondé en 1492 par Alexandre VI.
Séraphin Dans la Bible, un séraphin, étymologiquement un serpent « brûlant » du désert, est un ange décrit par Isaïe avec trois paires d'ailes.
Shéol Sheol (שאול) est un terme hébraïque intraduisible, désignant le "séjour des morts", la "tombe commune de l'humanité", le puits, sans vraiment pouvoir statuer s'il s'agit ou non d'un au-delà. La Bible hébraïque le décrit comme une place sans confort, où tous, juste et criminel, roi et esclave, pieux et impies se retrouvent après leur mort pour y demeurer dans le silence et redevenir poussière. Toutefois, il ne s'agit pas là d'un sort définitif, et certains textes mentionnent ceux qui "en sont sauvés" (Psaumes 86:13, entre autres), ceux qui en remontent, etc.
Shoffar Le schofar (chofar ou encore shophar) est un instrument de musique à vent en usage dans le rituel israëlite depuis l' Antiquité. Il a notamment été utilisé par les Hébreux contre les murailles de Jéricho lors de la conquête du pays de Canaan par Josué.
Simonie Achat et vente de biens spirituels, tout particulièrement d'un sacrement, et par conséquent, d'une charge ecclésistique.

Sirventès, Sirvente
Poème à caractère satirique, politique ou moral que chantaient en Provence les troubadours des XII et XIII è siècle.
Soffite

Le soffite est généralement le dessous d'un ouvrage suspendu ; souvent le dessous d'une corniche. Ainsi, dans l'architecture romane XIIe siècle, le soffite est une dalle décorative posée entre deux corbeaux ou modillons. Cette dalle marque l'avancée de la toiture d'une église romane. Elle est souvent décorée d'une cupule, sorte de conque.

Stalles Sièges de bois à dossier haut, garnissant les deux cotés du chœur de certaines églises.
Statue-colonne Figure en très haut relief liée à une colonne, représentée dénuée d'expression et le corps démesurément étiré.
Statue-menhir Une statue-menhir est un mégalithe anthropomorphe sculpté en ronde-bosse dans une pierre fichée en terre à la manière des menhirs. Leurs périodes d'érection se situent entre le Néolithique final et l'âge du Cuivre (3500 à 2000 avant J-C)
Stéréotomie Technique de taille et de coupe des pierres et matériaux de construction.
Stryge Les stryges, ou striges (du grec strigx, « oiseau de nuit »), sont des démons femelles ailés, mi-femmes, mi-oiseaux, qui poussent des cris perçants. Elles apparaissent dès l'Antiquité dans la croyance romaine (les premiers textes portant sur le sujet ont en effet été écrits en latin et semblent se référer à une ancienne croyance populaire). [Stryge de ND de Paris]
Style rayonnant Chronologiquement entre le style gothique dit "classique" et le style gothique flamboyant. Il se caractérise par la hardiesse des ouvertures, la luminosité des volumes, la complexité et la pureté géométrique des tracés (notamment des remplages).
Suffragant Evêque placé sous l'autorité d'un archevêque à l'intérieur d'une province ecclésiastique.
Superbia - Superfluitas Dans les édifices sisterciens, il convenait de renoncer à la "superbe" et au "superflu".
Surcot Vêtement de dessus porté au Moyen Âge par les hommes et les femmes.
 
Tabernacle

Le tabernacle désigne, dans l’Église catholique, le meuble (ouvrage de menuiserie, d'orfèvrerie, de marbre) qui abrite le ciboire contenant les hosties consacrées au cours de la messe.Il est en général placé au-dessus de l’autel. Il est utilisé pour l'adoration eucharistique.

Taffoni Cavités rocheuses de petites dimensions formées par l'érosion, utilisées comme abris au Néolithique, ou plus tard comme sépultures.
Taille de réserve Surfaces épargnées par un détourage en creux dans le plan d'un parement.
Tailloir Voir Abaque (synonyme)
Tartare Dans la mythologie grecque, le Tartare est un lieu situé dans les profondeurs de la Terre.
Tas-de-charge Appareil de pierres fait d'assises horizontales, en léger surplomb les unes des autres, pour former un arc.
Te Deum

Le Te Deum est une hymne chrétienne, titre abrégé des premières paroles en latin, Te Deum laudamus (« Dieu, nous te louons »). Cette prière, dont l'origine est mal connue mais datant sans doute du Moyen Âge, peut être chantée le dimanche et certains jours de fête, mais également lors d'occasions festives comme les processions ou les victoires.
Dans la tradition de l'Église romaine, il s'agit d'une hymne particulièrement distinguée. D'abord, c'est une grande doxologie(*). Ensuite, l'Église en Occident ne compte que trois hymnes en prose : Te Deum, Gloria in excelsis Deo et Te decet de saint Benoît. Enfin, son origine est très ancienne.

(*) La doxologie est une formule de louanges, le plus souvent employée dans la liturgie des différentes religions. Elle est en général exécutée en tant que finale de prières.

Teghji Pierres plates débitées en plaques de faible épaisseur et utilisées pour la couverture de beaucoup de toitures dans la Corse granitique. C'est un équivalent des lauzes qui, elles, sont en schiste.
Tenancier Paysan exploitant une tenure, terre concédée par un seigneur en échange de redevances et de services.
Tenson Pièce de poésie lyrique faisant dialoguer, en strophes alternées, deux ou plusieurs interlocuteurs qui défendent leurs opinions en échangeant des arguments contradictoires ou expriment leurs sentiments sur un thème donné (amour, morale, querelle personnelle, etc.).
Terminus/termini Territoire indépendant des limites des diocèses et centré par un monastère.
Tétramorphe Le tétramorphe, ou les « quatre vivants », ou encore les « quatre êtres vivants », représente les quatre animaux ailés tirant le char de la vision d'Ezéchiel. On les retrouve dans l'Apocalypse de Jean. Plus tard, les Pères de l'Église en ont fait l'emblème aux quatre Évangélistes : le lion pour Marc, le taureau pour Luc, l'homme pour Matthieu et l'aigle pour Jean. Ils accompagnent souvent les représentations du Christ en majesté.
Théophanie Une théophanie (des radicaux grecs théo-, « dieu », et phan-, « apparition ») est, dans le domaine religieux, la manifestation d'un dieu ou de Dieu, au cours de laquelle a normalement lieu la révélation d'un message divin aux hommes ou simplement un avertissement.
Thuriféraire Clerc qui, dans les cérémonies de l’église, a la fonction de porter l’encensoir.
Il est accompagné par le naviculaire qui, lui, porte la navette (contenant l'encens).
Tore

En architecture, un tore correspond à une moulure ronde, semi-cylindrique, entourant le pied d'une colonne ou d'un pilier.

Torre Nom donné à une série de monuments en pierre de forme circulaire mesurant 10 à 15 m de diamètre.
Trencadis Le trencadis est un type de mosaïque à base d'éclats de céramique, typique de l'architecture moderniste catalane. Cette technique est aussi appelée « pique-assiette ». Les architectes catalans Antoni Gaudí et Josep Maria Jujol utilisèrent le trencadis dans de nombreux projets, dont le parc Güell est sans doute le plus célèbre.
Transept Vaisseau transversal qui sépare le chœur de la nef et forme les bras de la croix, dans une église en croix latine.
Travée Ouverture délimitée par deux supports verticaux.
Tribune Dans une église, une tribune est une galerie située au-dessus des bas-côtés, donnant sur la nef par un triforium. Peut désigner aussi la partie d'un jubé d'où l'on lisait les évangiles.
Tricenar Messe donnée pour un mort pendant les 30 jours qui suivaient son décès.
Triforium Etroite galerie de circulation prise dans l'épaisseur du mur.
Trilobées Arcade lobée - Arcade décorée et découpée dans des proportions de demi-cercle, qui entre dans la décoration dans l'ornementation de l'archivolte - Dans l'art roman on trouve des arcades trilobées, quadrilobées, quintilobées.
Triplet Un triplet est un ensemble de trois baies ou de trois arcs, en architecture.
Triptyque Un triptyque est une œuvre peinte ou sculptée en trois panneaux, dont les deux extérieurs (volets) peuvent se refermer sur celui du milieu. Ce format se développe essentiellement aux XIIe et XIIIe siècles, dans le cadre de la peinture religieuse en Europe. Le triptyque entre dans la famille plus large des tableaux polyptyques.
Trivium [Dans les universités du Moy. Âge] Ensemble des trois premiers arts libéraux (grammaire, rhétorique et dialectique) qui composaient le premier cycle des études universitaires dans les facultés des Arts ou la Philosophie.
Trous de boulins Ces trous servaient aux échafaudages de l'époque.
Trumeau Partie d'un mur, d'une cloison compris entre deux baies, deux portes-fenêtres, pilier qui supporte en son milieu le linteau d'un portail. (Voir aussi meneaux)
Tunicelle La tunicelle est toujours portée conjointement à la dalmaticelle et à la chasuble pour signifier que le sacerdoce de l évèque est le degré suprême du sacrement de l' ordre dont les trois degrés sont le sous-diaconat (ordre des sous-diacres, dont le vêtement liturgique est la tunique), le diaconat (ordre des diacres dont le vêtement liturgique est la dalmatique), et le sacerdoce presbytéral (dont le vêtement liturgique est la chasuble).
Tympan Surface comprise entre le linteau et les deux rampants ou l'arc d'un fronton; paroi qui clôt l'arc des portails romans et gothiques.
 
   
 
Velum le velum, la grande pièce de tissu en guise de plafond utilisée dans les arènes romaines (désigne aussi l'aménagement en voile abritant un lieu)
Vêpres siciliennes (les) Soulèvement contre les Français en Sicile, dont le signal fut donné au son des cloches des vêpres le soir du 30 mars 1282 à Palerme. La révolution donne naissance à la commune de l'île de Sicile. Le pape Martin IV (1281-1285) refuse de se détacher de Charles d'Anjou mais les Angevins de Naples sont définitivement chassés de Sicile, les Français sont massacrés et des alliances se créent avec les bourgs lombards alpins et avec Messine. L'aide de Pierre III d'Aragon (1276-1285) est acceptée par le parti gibelin radicalisé qui lui offre la couronne de Sicile en août 1282. Les conséquences des Vêpres siciliennes, qui marquent la naissance d'une nation sicilienne au sein d'une mosaïque de peuples, seront lourdes et prolongées dans le temps (Martin IV dépose Pierre III et l'excommunie. Honorius IV, le successeur de Martin IV, tentant de sauver la Sicile pour les Angevins, apporte son soutien moral et financier à Philippe III de France dans sa prétendue croisade destinée à s'emparer de l'Aragon. La croisade est un désastre).
Vicairie Une "province" franciscaine est découpée en vicairie. Le général de l'ordre désigne un ministre provincial qui, à son tour, est représenté par un vicaire.
Vicairiat Forme de juridiction dans l'Eglise catholique.
Vitrail (vitraux) Le vitrail est une composition décorative formée de pièces de verre. Celles-ci peuvent être blanches ou colorées et peuvent recevoir un décor. Le mot vitrail désigne aussi bien une technique que la fermeture d'une baie fixe, aussi appelée verrière.
Un vitrail est appelé vitrerie lorsque son dessin est géométrique et répétitif (par exemple des losanges ou des bornes). La vitrerie est généralement claire et sans peinture.

Plus de détails sur les sites suivants : Wikipédia ou infovitrail
Votif, votive Tableau votif : Tableau qui a été offert pour acquitter un vœu.
Messe votive : Messe qui est dite dans quelque intention particulière
Voussoir Un voussoir est une pierre de taille en forme de coin formant l'appareillage d'un arc, d'une voûte ou d'une arcade. De façon plus contemporaine, les voussoirs sont constitués en béton. Préfabriqués puis assemblés sur l'ouvrage d'art, ils forment les voûtes des tunnels ou des arcades des ponts et viaducs.
Voussure Petite voûte au-dessus de l'embrasure d'une baie; adoucissement du pourtour d'un plafond.
Voûtain Compartiment d'une voûte délimité par des arêtes ou des ogives. - Quatre voûtains triangulaires se rencontrant au milieu d’une travée à vives arêtes et pénétrant deux voûtes en berceau de même hauteur sont appelées voûte d’arêtes.
Voûte Ouvrage de maçonnerie formant la paroi intérieure du toit. On distingue la volute en berceau (architecture romane) et la voûte sur croisée d'ogive (architecture gothique). Les voûtes des cathédrales étaient souvent ornées de peintures, de sculptures ou de feuilles d'or et d'argent.
Voûte catalane

La voûte catalane ou voûte en brique planes est une technique de construction traditionnelle catalane qui date du xviie siècle. Elle consiste à couvrir l'espace au moyen d'une voûte où les briques sont disposée sur le travers, c'est-à-dire de façon que la surface la plus importante de la brique soit libre et que le travers de la brique soit en contact avec les briques voisines.Lorsque l'espace à couvrir n'était pas trop important, cette technique permettait de construire assez rapidement une voûte sans utiliser de cintre, ce qui explique qu'elle fut amplement utilisée. La voûte catalane fut utilisée pour couvrir en une seule fois les plafonds des rez-de-chaussée des mas et les constructions urbaines populaires. À partir du xixe siècle elle fut appliquée aux constructions plus nobles, notamment lors de la réalisation du plan Cerdà à Barcelone1 ou de la Casa Batlló.

 
   
 
   
 
   
 
   
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La plupart des définitions de ce lexique sont issues de Wikipedia et d'autres de revus spécialisées en archéologie ou de fascicules glanés lors de mes visites. Enfin certaines (spécialisées sur la Corse) de revue régionale comme celle du CRDP de Corse ou de la Collectivité Territoriale de Corse.